{"id":311,"date":"2020-06-22T09:33:06","date_gmt":"2020-06-22T13:33:06","guid":{"rendered":"https:\/\/ladroit.org\/podcast\/?page_id=311"},"modified":"2020-06-22T09:33:07","modified_gmt":"2020-06-22T13:33:07","slug":"textes-de-nos-etudiants-en-droit","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/ladroit.org\/podcast\/textes-de-nos-etudiants-en-droit\/","title":{"rendered":"Textes de nos \u00e9tudiants en droit"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"oxi-addons-container oxi-addons-container-1\">\r\n                 <div class=\"oxi-addons-row\"><div class=\"ctu-ultimate-wrapper-1\">\r\n             <div class=\"ctu-ulimate-style-1\"> <div class=\"vc-tabs-li vc-tabs-li-1-id-3\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-3\">\r\n                                La protection des personnes vuln\u00e9rables \r\n                                 <div class=\"ctu-absolute\"><\/div>\r\n                             <\/div> <div class=\"vc-tabs-li vc-tabs-li-1-id-4\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-4\">\r\n                                La non-responsabilit\u00e9 criminelle \r\n                                 <div class=\"ctu-absolute\"><\/div>\r\n                             <\/div> <div class=\"vc-tabs-li vc-tabs-li-1-id-5\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-5\">\r\n                                Les ressources interm\u00e9diaires \r\n                                 <div class=\"ctu-absolute\"><\/div>\r\n                             <\/div> <div class=\"vc-tabs-li vc-tabs-li-1-id-6\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-6\">\r\n                                Le droit \u00e0 la confidentialit\u00e9 \r\n                                 <div class=\"ctu-absolute\"><\/div>\r\n                             <\/div> <div class=\"vc-tabs-li vc-tabs-li-1-id-7\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-7\">\r\n                                Le consentement libre et \u00e9clair\u00e9 \r\n                                 <div class=\"ctu-absolute\"><\/div>\r\n                             <\/div> <div class=\"vc-tabs-li vc-tabs-li-1-id-8\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-8\">\r\n                                La discrimination \r\n                                 <div class=\"ctu-absolute\"><\/div>\r\n                             <\/div> <div class=\"vc-tabs-li vc-tabs-li-1-id-9\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-9\">\r\n                                Droit \u00e0 la participation et \u00e0 l\u2019accompagnement \r\n                                 <div class=\"ctu-absolute\"><\/div>\r\n                             <\/div> <div class=\"vc-tabs-li vc-tabs-li-1-id-10\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-10\">\r\n                                Le droit \u00e0 l'information \r\n                                 <div class=\"ctu-absolute\"><\/div>\r\n                             <\/div> <div class=\"vc-tabs-li vc-tabs-li-1-id-11\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-11\">\r\n                                \u00c9volution des droits en sant\u00e9 mentale \r\n                                 <div class=\"ctu-absolute\"><\/div>\r\n                             <\/div><\/div>\r\n                    <div class=\"ctu-ultimate-style-1-content \"> <div class=\"ctu-ultimate-style-heading-1 vc-tabs-li-1-id-3\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-3\"> \r\n                             La protection des personnes vuln\u00e9rables\r\n                        <\/div>\r\n                        <div class=\"ctu-ulitate-style-1-tabs \" id=\"ctu-ulitate-style-1-id-3\">\r\n                        <div class=\"ctu-content-span\"><\/div>\r\n                            <p>Ce texte a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par un(e) \u00e9tudiant(e) en droit. Il ne s\u2019agit pas d\u2019un avis juridique.\u00a0<\/p> <p>La protection des personnes vuln\u00e9rables ou en situation de vuln\u00e9rabilit\u00e9 contre l\u2019exploitation<\/p> <p>Introduction<\/p> <p>Une personne est consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tant vuln\u00e9rable lorsqu\u2019elle a de la difficult\u00e9 \u00e0 s\u2019occuper seule d\u2019elle-m\u00eame ou de ses biens. Cette vuln\u00e9rabilit\u00e9 peut \u00eatre d\u2019origine\u00a0:<\/p> <ul class=\"small\"><li>physique (par exemple \u00e0 cause de son \u00e2ge, d\u2019une difficult\u00e9 \u00e0 se d\u00e9placer), <\/li><\/ul> <li>psychologique (par exemple \u00e0 cause d\u2019une maladie mentale), <\/li> <li>sociale (par exemple \u00e0 cause de l\u2019isolement de la personne), <\/li> <li>\u00e9conomique (par exemple \u00e0 cause de l\u2019absence de revenus, ou d\u2019une d\u00e9pendance aux drogues ou aux jeux d\u2019argent), ou encore<\/li> <li>culturelle (par exemple, si une personne ne conna\u00eet ni l\u2019anglais ni le fran\u00e7ais ou est analphab\u00e8te). <\/li><\/ul> <p>Ces facteurs font en sorte que la personne vuln\u00e9rable risque de d\u00e9pendre d\u2019autres individus pour s\u2019occuper d\u2019elle-m\u00eame ou de ses biens. Certains individus profitent de cette situation de d\u00e9pendance pour tirer profit de la personne vuln\u00e9rable.<\/p> <ol><li>L\u2019exploitation \u00e0 proprement parler<\/li><\/ol> <p>L\u2019article 48 de la <i>Charte des droits et libert\u00e9s de la personne<\/i> consacre le droit pour une personne \u00e2g\u00e9e ou handicap\u00e9e d\u2019\u00eatre prot\u00e9g\u00e9e contre toute forme d\u2019exploitation. L\u2019exploitation est le fait d\u2019abuser d\u2019une personne vuln\u00e9rable, dans le but d\u2019en tirer un profit ou de lui faire du mal. Elle peut \u00eatre physique, financi\u00e8re ou \u00e9motive. Pour ne citer que quelques exemples, il y a exploitation dans les cas suivants\u00a0:<\/p> <ul class=\"small\"><li>Une personne vuln\u00e9rable est forc\u00e9e de donner de l\u2019argent, que ce soit par l\u2019usage de la force ou de la menace;<\/li><\/ul> <li>Elle est emp\u00each\u00e9e de recevoir de la visite ou de communiquer avec ses proches, elle est isol\u00e9e;<\/li> <li>Elle est emp\u00each\u00e9e de recevoir des services m\u00e9dicaux dont elle a besoin; ou encore<\/li> <li>Elle doit payer pour des services qu\u2019elle ne re\u00e7oit pas.<\/li><\/ul> <p>Par ailleurs, il arrive qu\u2019un individu se serve de l\u2019obligation alimentaire, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019obligation pour un parent de r\u00e9pondre aux besoins essentiels de ses enfants, comme excuse pour justifier l\u2019exploitation d\u2019un de ses parents. Or, bien que l\u2019obligation alimentaire puisse perdurer apr\u00e8s 18 ans, elle se termine lorsque l\u2019enfant est financi\u00e8rement ind\u00e9pendant, ou a les moyens de le devenir.<\/p> <li>Mesures de pr\u00e9vention contre l\u2019exploitation<\/li><\/ol> <p>Il y a diff\u00e9rents moyens de se pr\u00e9munir contre l\u2019exploitation \u00e0 mettre en place tant qu\u2019une personne est apte et en bonne sant\u00e9\u00a0:<\/p> <li>Premi\u00e8rement, vous pouvez donner une procuration ou un mandat \u00e0 un individu en qui vous avez confiance afin qu\u2019il pose certains gestes en votre nom (paiement de factures, retraits \u00e0 la banque, etc.). Si vous pensez que cette procuration ou ce mandat est mal utilis\u00e9 ou tout simplement parce que c\u2019est votre souhait, vous pouvez modifier ou r\u00e9voquer le mandat ou la procuration en tout temps, sans avoir \u00e0 obtenir l\u2019accord de votre mandataire. De plus, la procuration ou le mandat n\u2019est valide que pendant que vous \u00eates apte \u00e0 prendre des d\u00e9cisions. Si vous d\u00e9cidez de r\u00e9voquer le mandat, assurez-vous de le signaler aux individus et aux institutions concern\u00e9es. Par exemple, si vous r\u00e9voquez un mandat qui permettait \u00e0 un individu de retirer de l\u2019argent vous appartenant \u00e0 la banque, assurez-vous d\u2019avertir la banque.<\/li><\/ul> <li>Deuxi\u00e8mement, vous pouvez r\u00e9diger un mandat de protection, o\u00f9 vous d\u00e9signez une personne en qui vous avez confiance pour prendre des d\u00e9cisions \u00e0 votre place si jamais vous deveniez incapable de le faire vous-m\u00eame. Ce document devrait \u00eatre enregistr\u00e9 par un notaire, et il prendra effet lorsqu\u2019il sera homologu\u00e9 par un jugement, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019un juge aura d\u00e9cid\u00e9 que vous \u00eates devenu inapte et que votre mandat de protection doit prendre effet.<\/li><\/ul> <li>Troisi\u00e8mement, vous pouvez r\u00e9diger un testament afin de d\u00e9cider \u00e0 l\u2019avance qui h\u00e9ritera de vos biens \u00e0 votre d\u00e9c\u00e8s. Ce document devrait id\u00e9alement \u00eatre r\u00e9dig\u00e9 et enregistr\u00e9 par un notaire. Personne ne peut vous mettre de pression afin de modifier votre testament ou un autre document l\u00e9gal puisqu\u2019il s\u2019agirait alors d\u2019exploitation.<\/li><\/ul> <li>Que faire en cas d\u2019exploitation<\/li><\/ol> <p>Il faut en parler \u00e0 une personne de confiance. Une personne victime d\u2019exploitation ou une personne qui croit qu\u2019une personne dans son entourage en est victime (par exemple, un autre membre de la famille, un ami, un voisin, etc.) peut d\u00e9noncer la situation \u00e0 la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, et \u00e9ventuellement porter plainte. Le consentement de la personne qui se fait exploiter n\u2019est pas n\u00e9cessaire pour d\u00e9noncer la situation. Ceci est particuli\u00e8rement important dans les cas d\u2019exploitation par un proche contre lequel la personne vuln\u00e9rable ne veut pas porter plainte. La Commission peut faire enqu\u00eate sur la situation d\u00e9nonc\u00e9e et elle peut prendre toutes les mesures appropri\u00e9es pour que l\u2019exploitation cesse. Elle peut aussi demander \u00e0 un tribunal d\u2019ordonner des mesures d\u2019urgence afin de faire cesser l\u2019exploitation.<\/p> <p>Tant qu\u2019elle est de bonne foi, une personne qui porte plainte \u00e0 la Commission est prot\u00e9g\u00e9e contre toute forme de repr\u00e9sailles ou de poursuite judiciaire, que ce soit par ses proches, son \u00e9tablissement de sant\u00e9, etc.. Par exemple, un employ\u00e9 d\u2019un CHSLD qui d\u00e9nonce l\u2019exploitation d\u2019un r\u00e9sident par l\u2019un de ses proches ou un autre employ\u00e9 du CHSLD ne peut pas \u00eatre poursuivi en justice par le proche ou l\u2019employ\u00e9 fautif.<\/p> <p>En cas de maltraitance ou de crainte pour l\u2019int\u00e9grit\u00e9 physique de la personne, de vol ou de fraude, il faut d\u00e9noncer la situation \u00e0 la police.<\/p> <li>Recours permis par l\u2019article 48 de la Charte qu\u00e9b\u00e9coise<\/li><\/ol> <p>Au-del\u00e0 de l\u2019arr\u00eat de l\u2019exploitation, l\u2019article 48 de la Charte qu\u00e9b\u00e9coise peut donner droit\u00a0: <\/p> <li>\u00c0 des dommages-int\u00e9r\u00eats lorsqu\u2019une personne \u00e2g\u00e9e ou handicap\u00e9e est exploit\u00e9e ou subit des mauvais traitements, incluant des dommages-int\u00e9r\u00eats punitifs si l\u2019atteinte \u00e9tait illicite et intentionnelle, ou encore\u00a0:<\/li> <li>\u00c0 la r\u00e9vocation d\u2019un mandat ou une procuration.<\/li><\/ul> <p>C\u2019est tout pour cette capsule. Nous esp\u00e9rons qu\u2019elle vous a \u00e9t\u00e9 utile et nous vous souhaitons une bonne journ\u00e9e!<\/p> <p>Pour plus d\u2019informations sur le sujet, vous pouvez consulter les sites suivants\u00a0:<\/p> <p>https:\/\/www.quebec.ca\/famille-et-soutien-aux-personnes\/pour-les-aines\/<\/p> <p>https:\/\/www.educaloi.qc.ca\/capsules\/les-aines-et-la-protection-contre-lexploitation-et-les-abus<\/p> <p>https:\/\/www.protegez-vous.ca\/partenaires\/educaloi\/aines-attention-a-l-exploitation<\/p> <p><a href=\"http:\/\/legisquebec.gouv.qc.ca\/fr\/ShowDoc\/cs\/L-6.3\" rel=\"nofollow\">http:\/\/legisquebec.gouv.qc.ca\/fr\/ShowDoc\/cs\/L-6.3<\/a><\/p> <p>Pour les coordonn\u00e9es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse\u00a0:<\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.cdpdj.qc.ca\/publications\/depliant_personnes_agees.pdf\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.cdpdj.qc.ca\/publications\/depliant_personnes_agees.pdf<\/a><\/p> <p><b>Bibliographie<\/b><\/p> <p>https:\/\/www.quebec.ca\/famille-et-soutien-aux-personnes\/pour-les-aines\/<\/p> <p>https:\/\/www.educaloi.qc.ca\/capsules\/les-aines-et-la-protection-contre-lexploitation-et-les-abus<\/p> <p>https:\/\/www.protegez-vous.ca\/partenaires\/educaloi\/aines-attention-a-l-exploitation<\/p> <p><a href=\"http:\/\/legisquebec.gouv.qc.ca\/fr\/ShowDoc\/cs\/L-6.3\" rel=\"nofollow\">http:\/\/legisquebec.gouv.qc.ca\/fr\/ShowDoc\/cs\/L-6.3<\/a><\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.cdpdj.qc.ca\/publications\/depliant_personnes_agees.pdf\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.cdpdj.qc.ca\/publications\/depliant_personnes_agees.pdf<\/a><\/p> <p>https:\/\/www.fd.ulaval.ca\/sites\/fd.ulaval.ca\/files\/2016_46_hors_serie_crete_et_morin_intro_final.pdf<\/p> <p>Charte des droits et libert\u00e9s de la personne<\/p> <p>Loi visant \u00e0 lutter contre la maltraitance envers les a\u00een\u00e9s et toute autre personne majeure en situation de vuln\u00e9rabilit\u00e9<\/p>\r\n                            \r\n                        <\/div> <div class=\"ctu-ultimate-style-heading-1 vc-tabs-li-1-id-4\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-4\"> \r\n                             La non-responsabilit\u00e9 criminelle\r\n                        <\/div>\r\n                        <div class=\"ctu-ulitate-style-1-tabs \" id=\"ctu-ulitate-style-1-id-4\">\r\n                        <div class=\"ctu-content-span\"><\/div>\r\n                            <p>Ce texte a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par un(e) \u00e9tudiant(e) en droit. Il ne s\u2019agit pas d\u2019un avis juridique.<\/p> <p>La non-responsabilit\u00e9 criminelle<\/p> <p>1. Introduction<\/p> <p>Pour qu\u2019une personne accus\u00e9e d\u2019avoir commis un crime en soit reconnue coupable, il faut prouver hors<\/p> <p>de tout doute raisonnable qu\u2019elle a commis l\u2019acte incriminant, qu\u2019elle avait l\u2019intention de le faire. Or,<\/p> <p>pour qu\u2019elle ait voulu commettre un crime, il faut \u00e9videmment qu\u2019elle ait \u00e9t\u00e9 capable de discerner le<\/p> <p>bien du mal au moment o\u00f9 elle l\u2019a commis. En effet, il para\u00eet injuste de punir une personne pour un<\/p> <p>crime qu\u2019elle n\u2019a pas voulu commettre, et c\u2019est justement ce que le droit criminel canadien cherche \u00e0<\/p> <p>\u00e9viter. Or, il arrive qu\u2019une personne souffre d\u2019une maladie mentale qui l\u2019emp\u00eache de faire cette<\/p> <p>distinction entre le bien et le mal. C\u2019est l\u00e0 que la non-responsabilit\u00e9 criminelle entre en jeu, afin de<\/p> <p>trouver un juste milieu entre la n\u00e9cessit\u00e9 de prot\u00e9ger la soci\u00e9t\u00e9 des personnes ayant commis des<\/p> <p>infractions criminelles, tout en \u00e9vitant aux personnes non criminellement responsables d\u2019un crime les<\/p> <p>cons\u00e9quences habituelles d\u2019une d\u00e9claration de culpabilit\u00e9, notamment la prison et le casier judiciaire.<\/p> <p>Au Qu\u00e9bec, c\u2019est la Commission d\u2019\u00e9valuation des troubles mentaux (CETM) qui est charg\u00e9e d\u2019\u00e9valuer les<\/p> <p>personnes accus\u00e9es atteintes de troubles mentaux. Ce type de commission existe dans chaque province<\/p> <p>canadienne.<\/p> <p>2. Le fonctionnement de la non-responsabilit\u00e9 criminelle<\/p> <p>Le Code criminel pr\u00e9voit que chaque personne est pr\u00e9sum\u00e9e apte \u00e0 engager sa responsabilit\u00e9 criminelle,<\/p> <p>c\u2019est-\u00e0-dire que les gens sont pr\u00e9sum\u00e9s comprendre et vouloir les cons\u00e9quences de leurs gestes. La non-<\/p> <p>responsabilit\u00e9 criminelle est un moyen de d\u00e9fense qui renverse cette pr\u00e9somption en niant la volont\u00e9<\/p> <p>de l\u2019accus\u00e9 de commettre le crime dont il est accus\u00e9. Il ne suffit pas de souffrir de troubles mentaux<\/p> <p>pour \u00eatre exempt\u00e9 de responsabilit\u00e9 criminelle. Pour avoir droit \u00e0 cette d\u00e9fense, en vertu de l\u2019article 16<\/p> <p>du Code criminel, il faut pouvoir d\u00e9montrer ces 3 trois crit\u00e8res au juge :<\/p> <p>- Que l\u2019accus\u00e9 est atteint d\u2019une maladie mentale<\/p> <p>- Que cette maladie a s\u00e9vi au moment o\u00f9 le crime a \u00e9t\u00e9 commis, et<\/p> <p>- Qu\u2019elle a emp\u00each\u00e9 l\u2019accus\u00e9 de r\u00e9aliser que ce qu\u2019il faisait \u00e9tait \u00ab mauvais \u00bb ou que cela aurait<\/p> <p>des cons\u00e9quences r\u00e9pr\u00e9hensibles.<\/p> <p>La d\u00e9fense de troubles mentaux est utilis\u00e9e apr\u00e8s qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9 que c\u2019est bien l\u2019accus\u00e9 qui a<\/p> <p>commis le crime reproch\u00e9. En effet, s\u2019il est impossible de prouver que l\u2019accus\u00e9 a commis un acte<\/p> <p>criminel, celui-ci sera simplement acquitt\u00e9. G\u00e9n\u00e9ralement, lorsqu\u2019un accus\u00e9 invoque la non-<\/p> <p>responsabilit\u00e9 criminelle, il fera t\u00e9moigner un ou plusieurs experts m\u00e9dicaux afin d\u2019expliquer au juge la<\/p> <p>maladie dont il souffre et les cons\u00e9quences de cette maladie sur sa capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ses actes.<\/p> <p>Cependant, il faut savoir que le juge n\u2019est pas li\u00e9 par l\u2019opinion des experts, ce qui signifie qu\u2019il peut<\/p> <p>d\u00e9cider que l\u2019accus\u00e9 doit \u00eatre d\u00e9clar\u00e9 non criminellement responsable m\u00eame si l\u2019expert m\u00e9dical est<\/p> <p>d\u2019opinion inverse.<\/p> <p>3. Les cons\u00e9quences de la non-responsabilit\u00e9 criminelle<\/p> <p>Si elle est confirm\u00e9e par le juge, la non-responsabilit\u00e9 criminelle donne lieu \u00e0 un verdict de non-<\/p> <p>responsabilit\u00e9 criminelle pour cause de troubles mentaux.<\/p> <p>Lorsqu\u2019il b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un verdict de non-responsabilit\u00e9 criminelle pour cause de troubles mentaux,<\/p> <p>l\u2019accus\u00e9 n\u2019est pas d\u00e9clar\u00e9 coupable du crime qui lui est reproch\u00e9, mais il n\u2019en est pas acquitt\u00e9 non plus.<\/p> <p>C\u2019est plut\u00f4t la sentence qui sera diff\u00e9rente. En effet, une fois le verdict rendu, le juge ou la CETM<\/p> <p>d\u00e9cident du sort de l\u2019accus\u00e9. Afin d\u2019\u00eatre mieux inform\u00e9s sur son l\u2019\u00e9tat mental, ils peuvent ordonner que<\/p> <p>celui-ci se soumette \u00e0 un examen psychiatrique. Trois types de sentences sont possibles :<\/p> <p>- Une lib\u00e9ration inconditionnelle, c\u2019est-\u00e0-dire que l\u2019accus\u00e9 est lib\u00e9r\u00e9 sans aucune condition,<\/p> <p>- Une lib\u00e9ration assortie de conditions, telles que ne pas entrer en contact avec la victime, \u00e9viter<\/p> <p>certains lieux, suivre un traitement psychiatrique ou psychologique pendant une certaine<\/p> <p>p\u00e9riode, etc.<\/p> <p>- La d\u00e9tention dans un h\u00f4pital ou un lieu sp\u00e9cialis\u00e9, pour une dur\u00e9e que la Commission d\u00e9termine<\/p> <p>Par ailleurs, le tribunal et la Commission n\u2019ont pas le droit d\u2019ordonner \u00e0 une personne qui b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un<\/p> <p>verdict de non-responsabilit\u00e9 criminelle de subir un traitement m\u00e9dical, par exemple un traitement<\/p> <p>psychiatrique ou psychologique. Ils peuvent recommander un traitement, mais le consentement de la<\/p> <p>personne est n\u00e9cessaire pour le lui administrer. Le seul moyen de prescrire un traitement \u00e0 une<\/p> <p>personne sans son consentement est de faire une demande d\u2019autorisation de soins \u00e0 un tribunal,<\/p> <p>lorsque la personne est inapte \u00e0 consentir aux soins. Un verdict de non-responsabilit\u00e9 criminelle ne rend<\/p> <p>pas n\u00e9cessairement la personne inapte \u00e0 consentir aux soins. Vous pouvez \u00e9couter la capsule d\u00e9di\u00e9e \u00e0<\/p> <p>l\u2019autorisation de soins pour plus de renseignements sur le sujet.<\/p> <p>Pour \u00e9valuer la cons\u00e9quence du verdict de non-responsabilit\u00e9 criminelle pour l\u2019accus\u00e9, le facteur le plus<\/p> <p>important \u00e0 consid\u00e9rer pour la Commission est la protection du public. En revanche, il n\u2019y a aucune<\/p> <p>pr\u00e9somption que l\u2019accus\u00e9 est dangereux du seul fait qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9 non-responsable criminellement.<\/p> <p>Pour pouvoir ordonner la d\u00e9tention d\u2019un tel accus\u00e9, la Commission doit \u00eatre convaincue que l\u2019accus\u00e9<\/p> <p>pr\u00e9sente un risque important de commettre une nouvelle infraction criminelle. Ce risque ne peut pas<\/p> <p>\u00eatre hypoth\u00e9tique; il doit \u00eatre bas\u00e9 sur la preuve, c\u2019est-\u00e0-dire, par exemple, ce que l\u2019accus\u00e9 a fait, ce<\/p> <p>qu\u2019il a dit, l\u2019\u00e9valuation psychologique, etc. Par cons\u00e9quent, si la Commission a un doute quant \u00e0 la<\/p> <p>dangerosit\u00e9 de l\u2019accus\u00e9, elle n\u2019a pas le droit d\u2019ordonner sa d\u00e9tention dans un h\u00f4pital et doit le lib\u00e9rer,<\/p> <p>avec ou sans condition selon l\u2019\u00e9tat de la personne.<\/p> <p>4. L\u2019inaptitude d\u2019un accus\u00e9 \u00e0 subir son proc\u00e8s<\/p> <p>Il faut distinguer le verdict de non-responsabilit\u00e9 criminelle de l\u2019inaptitude d\u2019un accus\u00e9 \u00e0 subir son<\/p> <p>proc\u00e8s. Le verdict de non-responsabilit\u00e9 criminelle signifie que les troubles mentaux de l\u2019accus\u00e9 l\u2019ont<\/p> <p>emp\u00each\u00e9 d\u2019avoir la capacit\u00e9 de discernement n\u00e9cessaire au moment o\u00f9 il a commis son crime, alors que<\/p> <p>l\u2019inaptitude \u00e0 subir son proc\u00e8s signifie que les troubles mentaux de l\u2019accus\u00e9 l\u2019emp\u00eachent de comprendre<\/p> <p>la nature des proc\u00e9dures judiciaires contre lui, les cons\u00e9quences d\u2019une condamnation, ou encore<\/p> <p>l\u2019emp\u00eachent de communiquer avec un avocat. Cette inaptitude peut \u00eatre temporaire, par exemple<\/p> <p>lorsque la situation de crise se termine, ce qui peut permettre \u00e0 l\u2019accus\u00e9 de subir son proc\u00e8s une fois<\/p> <p>qu\u2019il est apte \u00e0 le subir. Si l\u2019inaptitude est permanente, par exemple en cas de d\u00e9ficience intellectuelle,<\/p> <p>c\u2019est le niveau de dangerosit\u00e9 de l\u2019accus\u00e9 qui d\u00e9termine si la Commission lui permet ou pas d\u2019\u00eatre lib\u00e9r\u00e9<\/p> <p>de l\u2019h\u00f4pital.<\/p> <p>C\u2019est tout pour cette capsule. Nous esp\u00e9rons qu\u2019elle vous a \u00e9t\u00e9 utile et nous vous souhaitons une bonne<\/p> <p>journ\u00e9e!<\/p> <p>Pour plus d\u2019informations sur la non-responsabilit\u00e9 criminelle, vous pouvez consulter les sites suivants :<\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.douglas.qc.ca\/info\/commettre-delit\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.douglas.qc.ca\/info\/commettre-delit<\/a><\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/les-consequences-du-verdict-de-non-responsabilite#formulaire\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/les-consequences-du-verdict-de-non-responsabilite#formulaire<\/a><\/p> <p>https:\/\/www.oiiq.org\/documents\/20147\/1516102\/perspective-infirmiere-vol-15-no-5-<\/p> <p>2018.pdf#page=46<\/p>\r\n                            \r\n                        <\/div> <div class=\"ctu-ultimate-style-heading-1 vc-tabs-li-1-id-5\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-5\"> \r\n                             Les ressources interm\u00e9diaires\r\n                        <\/div>\r\n                        <div class=\"ctu-ulitate-style-1-tabs \" id=\"ctu-ulitate-style-1-id-5\">\r\n                        <div class=\"ctu-content-span\"><\/div>\r\n                            <p>Ce texte a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par un(e) \u00e9tudiant(e) en droit. Il ne s\u2019agit pas d\u2019un avis juridique.<\/p> <p>Les ressources interm\u00e9diaires et les ressources de type familial (RI-RTF) - Introduction<\/p> <p>Un \u00e9tablissement de soins peut cesser d\u2019h\u00e9berger un usager qui a re\u00e7u son cong\u00e9 seulement si<\/p> <p>son \u00e9tat de sant\u00e9 permet qu\u2019il retourne chez lui ou si une place lui est assur\u00e9e dans un autre<\/p> <p>\u00e9tablissement, une ressource interm\u00e9diaire ou une ressource de type familial adapt\u00e9e \u00e0 ses<\/p> <p>besoins (art. 14 LSSS).<\/p> <p>Les ressources interm\u00e9diaires<\/p> <p>1) Description<\/p> <p>Les RI-RTF sont des \u00e9tablissements priv\u00e9s qui ont une entente avec un \u00e9tablissement de sant\u00e9<\/p> <p>public (par exemple, un CISSS) pour h\u00e9berger des personnes pendant un certain temps.<\/p> <p>G\u00e9n\u00e9ralement, les personnes qui y sont h\u00e9berg\u00e9es n\u00e9cessitent une aide quotidienne faisant en<\/p> <p>sorte qu\u2019elles ne peuvent simplement rentrer chez elles. Toutefois, leur \u00e9tat de sant\u00e9 ne<\/p> <p>n\u00e9cessite plus qu\u2019elles restent \u00e0 l\u2019h\u00f4pital.<\/p> <p>Les ressources interm\u00e9diaires peuvent \u00eatre :<\/p> <p>- un appartement supervis\u00e9, qui s\u2019adresse \u00e0 des adolescents ou des adultes qui doivent, \u00e0<\/p> <p>court terme, se pr\u00e9parer \u00e0 vivre de fa\u00e7on autonome<\/p> <p>- une r\u00e9sidence de groupe, o\u00f9 les services sont offerts par des employ\u00e9s et des<\/p> <p>\u00e9ducateurs<\/p> <p>- une maison d\u2019accueil, g\u00e9r\u00e9e par une famille dont au moins un des membres poss\u00e8de<\/p> <p>une formation d\u2019intervenant sp\u00e9cialis\u00e9 et est utilis\u00e9 surtout en mati\u00e8re de protection de<\/p> <p>la jeunesse<\/p> <p>- une maison de chambres, o\u00f9 chaque usager occupe une chambre dans l\u2019\u00e9tablissement.<\/p> <p>Si vous cherchez une RI-RTF, les centres int\u00e9gr\u00e9s de sant\u00e9 et de services sociaux (CISSS)<\/p> <p>disposent tous d\u2019un registre des RI-RTF dans la r\u00e9gion desservie.<\/p> <p>2) Objectifs et soins offerts<\/p> <p>Leur objectif est d\u2019offrir aux usagers un milieu de vie aussi naturel que possible tout en tenant<\/p> <p>compte de leurs besoins particuliers.<\/p> <p>Elles offrent des services de soutien et d\u2019h\u00e9bergement, qui visent \u00e0 aider les usagers \u00e0 conserver<\/p> <p>ou am\u00e9liorer leur autonomie autant que possible. Les services offerts sont s\u00e9par\u00e9s entre les<\/p> <p>services de base (par exemple, l\u2019entretien m\u00e9nager, les lessives, l\u2019alimentation et l\u2019encadrement<\/p> <p>adapt\u00e9s) et les services \u00ab d\u2019intervention \u00bb qui sont g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9crits dans le plan<\/p> <p>d\u2019intervention sp\u00e9cifique \u00e0 chaque usager.<\/p> <p>3) \u00c9valuation de la qualit\u00e9 des services offerts<\/p> <p>Les RI-RTF doivent satisfaire \u00e0 certains standards (ou certaines r\u00e8gles) d\u00e9termin\u00e9s par le<\/p> <p>minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et des Services sociaux et \u00e9tablis par contrat, auquel tout usager peut<\/p> <p>avoir acc\u00e8s sur demande. Elles sont p\u00e9riodiquement \u00e9valu\u00e9es pour v\u00e9rifier que ces standards<\/p> <p>sont respect\u00e9s et ces rapports d\u2019\u00e9valuation sont disponibles sur le site du gouvernement (voir ci-<\/p> <p>bas).<\/p> <p>Les plaintes pour une faute professionnelle ou autre peuvent \u00eatre exerc\u00e9es contre une RI-RTF de<\/p> <p>la m\u00eame mani\u00e8re que n\u2019importe quel \u00e9tablissement de sant\u00e9 (art. 16 LSSSS), ce qui signifie<\/p> <p>qu\u2019une insatisfaction v\u00e9cue aupr\u00e8s d\u2019un \u00e9tablissement de sant\u00e9 est trait\u00e9e de la m\u00eame mani\u00e8re<\/p> <p>que par une RI-RTF.<\/p> <p>4) Contribution financi\u00e8re des usagers<\/p> <p>Les ressources interm\u00e9diaires re\u00e7oivent une contribution financi\u00e8re de la part des usagers afin<\/p> <p>d\u2019aider \u00e0 payer les co\u00fbts des services qu\u2019ils y re\u00e7oivent. Le montant de cette contribution est<\/p> <p>\u00e9tabli par le R\u00e9gime d\u2019assurance maladie du Qu\u00e9bec (RAMQ), qui tient compte de l\u2019\u00e2ge de la<\/p> <p>personne h\u00e9berg\u00e9e, de la dur\u00e9e pr\u00e9vue de son h\u00e9bergement et du fait qu\u2019elle soit prestataire<\/p> <p>ou non de l\u2019aide sociale. Le montant maximal de la contribution mensuelle est de 1 262,40$,<\/p> <p>sachant que ce montant est index\u00e9 le 1 er janvier de chaque ann\u00e9e 1 . Si la situation financi\u00e8re ou<\/p> <p>familiale de l\u2019usager ne lui permet pas de payer la contribution, il peut en demander la<\/p> <p>r\u00e9duction 2 en remplissant une Demande d\u2019exon\u00e9ration fournie par l\u2019\u00e9tablissement public<\/p> <p>rattach\u00e9 \u00e0 la ressource interm\u00e9diaire.<\/p> <p>Par ailleurs, la donation de l\u2019usager \u00e0 un membre d\u2019une RI-RTF est interdite si elle est faite<\/p> <p>pendant que l\u2019usager y habite, \u00e0 moins que ce membre soit son conjoint ou un proche parent<\/p> <p>(art. 275 LSSSS). Par cons\u00e9quent, les employ\u00e9s et les intervenants d\u2019une ressource interm\u00e9diaire<\/p> <p>ne peuvent ni accepter ni demander des cadeaux ou de l\u2019argent de la part des usagers.<\/p> <p>Les ressources de type familial<\/p> <p>1) Description<\/p> <p>Les ressources de type familial ressemblent beaucoup aux ressources interm\u00e9diaires, mais elles<\/p> <p>sont de plus petite taille et visent \u00e0 offrir des conditions de vie qui se rapprochent le plus<\/p> <p>possible de celles d\u2019un milieu naturel. C\u2019est pourquoi elles peuvent accueillir un maximum de 9<\/p> <p>personnes qui doivent \u00eatre capables d\u2019un minimum d\u2019ind\u00e9pendance, et les prestataires de soins<\/p> <p>habitent \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 elles h\u00e9bergent des usagers. Elles peuvent \u00eatre soit une famille d\u2019accueil,<\/p> <p>destin\u00e9e aux enfants et aux adolescents, soit une r\u00e9sidence d\u2019accueil, destin\u00e9e aux adultes et<\/p> <p>aux personnes \u00e2g\u00e9es.<\/p> <p>2) \u00c9valuation de la qualit\u00e9 des services offerts<\/p> <p>Les ressources de type familial sont s\u00e9lectionn\u00e9es et \u00e9valu\u00e9es par l\u2019\u00e9tablissement de soins public<\/p> <p>duquel elles rel\u00e8vent, mais leur encadrement juridique est moins strict que celui des ressources<\/p> <p>interm\u00e9diaires, d\u2019o\u00f9 l\u2019importance pour les usagers de demander d\u2019avoir acc\u00e8s au contrat entre<\/p> <p>la RTF et l\u2019\u00e9tablissement de sant\u00e9. C\u2019est ce contrat qui d\u00e9crit pr\u00e9cis\u00e9ment les obligations de la<\/p> <p>1 http:\/\/www4.gouv.qc.ca\/FR\/Portail\/Citoyens\/Evenements\/perdre-son-<\/p> <p>autonomie\/Pages\/hebergement-residence-ressource-intermediaire.aspx<\/p> <p>2 Ibid.<\/p> <p>RTF. Par exemple, les personnes qui fournissent les soins aux usagers d\u2019une RTF ne sont pas<\/p> <p>soumises \u00e0 un code de d\u00e9ontologie, et les conditions de prestations des soins et leur<\/p> <p>r\u00e9mun\u00e9ration ne sont pas aussi strictement encadr\u00e9es 3 . Cependant, de la m\u00eame mani\u00e8re que<\/p> <p>pour les RI, les RTF ne peuvent pas faire valoir une quelconque exon\u00e9ration de responsabilit\u00e9 \u00e0<\/p> <p>l\u2019\u00e9gard des usagers. Ainsi, un usager peut porter plainte ou exercer un recours judiciaire contre<\/p> <p>une ressource de type familial de la m\u00eame mani\u00e8re que s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une ressource<\/p> <p>interm\u00e9diaire 4 .<\/p> <p>3) Plainte d\u2019un usager<\/p> <p>En effet, les ressources interm\u00e9diaires et les ressources de type familial sont toutes les deux<\/p> <p>soumises au m\u00eame processus de plainte. Un usager peut d\u00e9poser une plainte au Commissaire<\/p> <p>local aux plaintes et \u00e0 la qualit\u00e9 des services s\u2019il est insatisfait des services qu\u2019il a re\u00e7us, qu\u2019il<\/p> <p>aurait d\u00fb recevoir, qu\u2019il demande ou qu\u2019il requiert 5 . L\u2019A-Droit a d\u2019ailleurs produit un guide<\/p> <p>d\u2019information sur ce sujet.<\/p> <p>C\u2019est tout pour cette capsule. Nous esp\u00e9rons qu\u2019elle vous a \u00e9t\u00e9 utile et nous vous souhaitons<\/p> <p>une bonne journ\u00e9e!<\/p> <p>Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter les sites suivants :<\/p> <p>Rapports du ministre pour les RI-RTF par r\u00e9gion : https:\/\/www.msss.gouv.qc.ca\/reseau\/visites-<\/p> <p>evaluation\/<\/p> <p>Pour estimer le montant de la contribution financi\u00e8re (sachant que la contribution r\u00e9elle d\u2019un<\/p> <p>usager peut varier) :<\/p> <p>https:\/\/www.prod.ramq.gouv.qc.ca\/Cri\/BX\/BXG_GereContbUsag\/BXG6_CalcContb_iut\/BXG6_Ac<\/p> <p>cueil.aspx<\/p> <p>https:\/\/www.msss.gouv.qc.ca\/professionnels\/ressources\/ri-rtf\/<\/p> <p>https:\/\/www.educaloi.qc.ca\/capsules\/lhebergement-des-personnes-agees<\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.ramq.gouv.qc.ca\/fr\/citoyens\/programmes-aide\/Pages\/hebergement-ressource-\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.ramq.gouv.qc.ca\/fr\/citoyens\/programmes-aide\/Pages\/hebergement-ressource-<\/a><\/p> <p>intermediaire.aspx<\/p> <p>Bibliographie<\/p> <p>https:\/\/www.msss.gouv.qc.ca\/professionnels\/ressources\/ri-rtf\/<\/p> <p>https:\/\/www.educaloi.qc.ca\/capsules\/lhebergement-des-personnes-agees<\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.ramq.gouv.qc.ca\/fr\/citoyens\/programmes-aide\/Pages\/hebergement-ressource-\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.ramq.gouv.qc.ca\/fr\/citoyens\/programmes-aide\/Pages\/hebergement-ressource-<\/a><\/p> <p>intermediaire.aspx<\/p>\r\n                            \r\n                        <\/div> <div class=\"ctu-ultimate-style-heading-1 vc-tabs-li-1-id-6\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-6\"> \r\n                             Le droit \u00e0 la confidentialit\u00e9\r\n                        <\/div>\r\n                        <div class=\"ctu-ulitate-style-1-tabs \" id=\"ctu-ulitate-style-1-id-6\">\r\n                        <div class=\"ctu-content-span\"><\/div>\r\n                            <p>Ce texte a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par un(e) \u00e9tudiant(e) en droit. Il ne s\u2019agit pas d\u2019un avis juridique.<\/p> <p>Le droit \u00e0 la confidentialit\u00e9<\/p> <p>Introduction<\/p> <p>De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, le droit \u00e0 la confidentialit\u00e9 dans le domaine de la sant\u00e9 implique que tous<\/p> <p>les renseignements qui concernent un usager sont confidentiels. Cela signifie que tout ce qu\u2019un<\/p> <p>usager dit \u00e0 un dispensateur de soins ou tout ce qui concerne sa condition m\u00e9dicale ne peut pas<\/p> <p>\u00eatre communiqu\u00e9 \u00e0 d\u2019autres personnes, y compris ses proches, sans le consentement de cet<\/p> <p>usager ou de son repr\u00e9sentant l\u00e9gal. La confidentialit\u00e9 est essentielle pour la relation<\/p> <p>th\u00e9rapeutique, c\u2019est-\u00e0-dire la relation entre un usager et un prestataire de soins, puisqu\u2019elle vise<\/p> <p>\u00e0 prot\u00e9ger la vie priv\u00e9e et la r\u00e9putation des usagers 1 . C\u2019est pourquoi elle s\u2019applique \u00e0 tous les<\/p> <p>professionnels de sant\u00e9, qu\u2019ils soient m\u00e9decins, infirmiers, pr\u00e9pos\u00e9s aux b\u00e9n\u00e9ficiaires, etc.<\/p> <p>Cependant, les professionnels de sant\u00e9 sont soumis au secret professionnel alors que les<\/p> <p>employ\u00e9s d\u2019un CISSS sont tenus \u00e0 la confidentialit\u00e9. Leur effet est le m\u00eame, mais il y a quelques<\/p> <p>nuances qu\u2019il importe de distinguer.<\/p> <p>Le secret professionnel<\/p> <p>Le secret professionnel prot\u00e8ge toute l\u2019information recueillie par un professionnel de la sant\u00e9<\/p> <p>sur un usager, peu importe que cette information ait \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9e oralement par l\u2019usager ou<\/p> <p>\u00e9crite dans son dossier m\u00e9dical. Le secret professionnel est garanti par l\u2019article 9 de la Charte de<\/p> <p>droits et libert\u00e9s de la personne. Il vise \u00e0 instaurer une relation de confiance entre l\u2019usager et le<\/p> <p>professionnel \u00e0 qui il se confie. Les professionnels ainsi d\u00e9crits sont les dispensateurs de soins<\/p> <p>qui sont membres d\u2019un ordre professionnel. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, cela concerne notamment les<\/p> <p>infirmiers, m\u00e9decins, psychologues, etc., c\u2019est-\u00e0-dire le personnel m\u00e9dical qui fournit les soins<\/p> <p>en tant que tels. Les informations sur un usager peuvent \u00eatre partag\u00e9es au sein d\u2019une \u00e9quipe<\/p> <p>traitante dans la mesure o\u00f9 c\u2019est n\u00e9cessaire pour assurer des soins de qualit\u00e9.<\/p> <p>La renonciation volontaire \u00e0 la confidentialit\u00e9<\/p> <p>Un usager a le droit de consentir \u00e0 ce que ses renseignements li\u00e9s \u00e0 son \u00e9tat de sant\u00e9 soient<\/p> <p>divulgu\u00e9s, pourvu que ce consentement soit libre et \u00e9clair\u00e9. Cette renonciation peut \u00eatre<\/p> <p>explicite, c\u2019est-\u00e0-dire clairement exprim\u00e9e par l\u2019usager, ou elle peut \u00eatre implicite, c\u2019est-\u00e0-dire<\/p> <p>que la conduite de l\u2019usager d\u00e9montre qu\u2019il renonce au secret professionnel. Par exemple, un<\/p> <p>usager renonce implicitement au secret professionnel \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019un proche s\u2019il l\u2019am\u00e8ne avec lui<\/p> <p>lors d\u2019un rendez-vous, ou encore s\u2019il exerce un recours judiciaire li\u00e9 \u00e0 son \u00e9tat de sant\u00e9, dans la<\/p> <p>mesure o\u00f9 la divulgation de l\u2019information est pertinente au recours.<\/p> <p>La divulgation de renseignements confidentiels sans le consentement de l\u2019usager<\/p> <p>La divulgation de renseignements confidentiels sans le consentement de l\u2019usager n\u2019est possible<\/p> <p>que lorsque la loi le pr\u00e9voit explicitement. Les principales exceptions \u00e0 l\u2019obligation de<\/p> <p>confidentialit\u00e9 qui sont pertinentes dans le domaine de la sant\u00e9 mentale sont les suivantes :<\/p> <p>1 Code civil du Qu\u00e9bec, art. 35<\/p> <p>1) Premi\u00e8rement, lorsqu\u2019un professionnel a des motifs raisonnables de croire que la<\/p> <p>s\u00e9curit\u00e9 d\u2019un enfant est compromise, il a l\u2019obligation de le signaler au directeur de la<\/p> <p>protection de la jeunesse 2 . Cette obligation de divulgation s\u2019applique \u00e0 tous les<\/p> <p>professionnels qui pourraient avoir \u00e0 s\u2019occuper d\u2019enfants, peu importe qu\u2019ils travaillent<\/p> <p>dans le domaine de la sant\u00e9 ou pas.<\/p> <p>2) Deuxi\u00e8mement, lorsqu\u2019un professionnel a des motifs raisonnables de croire qu\u2019un<\/p> <p>usager ou un tiers est en danger de mort ou risque de subir des blessures graves. Cette<\/p> <p>personne ou ce groupe de personnes en danger doit pouvoir \u00eatre identifi\u00e9, et le danger<\/p> <p>doit \u00eatre imminent, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il y a urgence pour pr\u00e9venir le danger. Dans ce cas, le<\/p> <p>professionnel peut divulguer cette information aux personnes vis\u00e9es par le danger et \u00e0<\/p> <p>celles susceptibles d\u2019emp\u00eacher l\u2019acte appr\u00e9hend\u00e9, notamment la police, les<\/p> <p>ambulanciers, etc. 3 .<\/p> <p>3) Troisi\u00e8mement, lorsqu\u2019un majeur inapte a besoin d\u2019\u00eatre repr\u00e9sent\u00e9 pour exercer ces<\/p> <p>droits civils en raison de son isolement, son \u00e9tat de sant\u00e9 ou l\u2019\u00e9tat de ses affaires, ou<\/p> <p>encore parce qu\u2019aucun mandataire d\u00e9sign\u00e9 ne lui assure une repr\u00e9sentation ad\u00e9quate.<\/p> <p>Dans ce cas, le directeur de l\u2019\u00e9tablissement de sant\u00e9 o\u00f9 l\u2019usager est soign\u00e9 doit<\/p> <p>transmettre cette information au curateur public 4 afin que l\u2019usager puisse \u00eatre<\/p> <p>repr\u00e9sent\u00e9 ad\u00e9quatement.<\/p> <p>4) Quatri\u00e8mement, lorsqu\u2019un professionnel de sant\u00e9 constate qu\u2019un usager est inapte \u00e0<\/p> <p>conduire un v\u00e9hicule routier, il doit en informer la Soci\u00e9t\u00e9 de l\u2019assurance automobile du<\/p> <p>Qu\u00e9bec 5 . Dans ce cas, la SAAQ peut suspendre le permis de l\u2019usager et celui-ci ne peut<\/p> <p>pas poursuivre le professionnel qui a fait le signalement pour le pr\u00e9judice que cette<\/p> <p>suspension lui cause.<\/p> <p>5) Cinqui\u00e8mement, lorsqu\u2019un usager est inapte \u00e0 consentir aux soins, le professionnel de la<\/p> <p>sant\u00e9 doit communiquer \u00e0 la personne dont le consentement substitu\u00e9 est requis tous<\/p> <p>les renseignements n\u00e9cessaires pour que cette personne puisse faire un choix \u00e9clair\u00e9<\/p> <p>dans le meilleur int\u00e9r\u00eat de l\u2019usager 6 . Vous pouvez trouver plus de d\u00e9tails sur le<\/p> <p>consentement substitu\u00e9 dans la capsule sur le consentement libre et \u00e9clair\u00e9.<\/p> <p>Finalement, en cas de d\u00e9c\u00e8s de l\u2019usager, son conjoint, ses ascendants ou ses descendants directs<\/p> <p>ont le droit de demander la communication de la cause du d\u00e9c\u00e8s, \u00e0 moins que l\u2019usager n\u2019ait<\/p> <p>pr\u00e9alablement refus\u00e9 cette communication par \u00e9crit 7 . C\u2019est tout pour cette capsule. Nous<\/p> <p>esp\u00e9rons qu\u2019elle vous a \u00e9t\u00e9 utile et nous vous souhaitons une bonne journ\u00e9e!<\/p> <p>Pour plus de d\u00e9tails, vous pouvez consulter les sites suivants :<\/p> <p>https:\/\/www.avocat.qc.ca\/public\/iidossiermedical2.htm#definition<\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.vigisante.com\/Data\/Bulletins\/EntreVousEtMoi\/Entrevousetmoi_Num27_fr.pdf\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.vigisante.com\/Data\/Bulletins\/EntreVousEtMoi\/Entrevousetmoi_Num27_fr.pdf<\/a><\/p> <p>2 Loi sur la protection de la jeunesse, art. 39<\/p> <p>3 Code des professions, art. 60.4<\/p> <p>4 Code civil du Qu\u00e9bec, art. 270<\/p> <p>5 Code de la s\u00e9curit\u00e9 routi\u00e8re, art. 603<\/p> <p>6 LSSSS, art. 22<\/p> <p>7 LSSSS, art. 23 al. 2<\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/les-exceptions-a-la-confidentialite-du-dossier\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/les-exceptions-a-la-confidentialite-du-dossier<\/a><\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.lapogee.ca\/images\/article\/80.pdf\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.lapogee.ca\/images\/article\/80.pdf<\/a><\/p> <p>Bibliographie<\/p> <p>https:\/\/www.avocat.qc.ca\/public\/iidossiermedical2.htm#definition<\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.vigisante.com\/Data\/Bulletins\/EntreVousEtMoi\/Entrevousetmoi_Num27_fr.pdf\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.vigisante.com\/Data\/Bulletins\/EntreVousEtMoi\/Entrevousetmoi_Num27_fr.pdf<\/a><\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/les-exceptions-a-la-confidentialite-du-dossier\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/les-exceptions-a-la-confidentialite-du-dossier<\/a><\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.lapogee.ca\/images\/article\/80.pdf\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.lapogee.ca\/images\/article\/80.pdf<\/a><\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.rpcu.qc.ca\/fr\/lsss11.aspx\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.rpcu.qc.ca\/fr\/lsss11.aspx<\/a><\/p> <p>Loi sur la protection de la jeunesse<\/p> <p>Code des professions<\/p> <p>Code civil du Qu\u00e9bec<\/p> <p>Code de la s\u00e9curit\u00e9 routi\u00e8re<\/p> <p>Loi sur les services de sant\u00e9 et les services sociaux<\/p> <p>Charte des droits et libert\u00e9s de la personne<\/p>\r\n                            \r\n                        <\/div> <div class=\"ctu-ultimate-style-heading-1 vc-tabs-li-1-id-7\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-7\"> \r\n                             Le consentement libre et \u00e9clair\u00e9\r\n                        <\/div>\r\n                        <div class=\"ctu-ulitate-style-1-tabs \" id=\"ctu-ulitate-style-1-id-7\">\r\n                        <div class=\"ctu-content-span\"><\/div>\r\n                            <p>Le consentement libre et \u00e9clair\u00e9<\/p> <p>1) Description du consentement libre et \u00e9clair\u00e9<\/p> <p>Le consentement libre et \u00e9clair\u00e9 est l\u2019un des fondements de la relation usager-soignant. Il est, la<\/p> <p>plupart du temps, n\u00e9cessaire pour que le soignant puisse prodiguer des soins \u00e0 une personne<\/p> <p>malade.<\/p> <p>D\u2019une part, le consentement est libre lorsqu\u2019il est exerc\u00e9 en l\u2019absence de contrainte. Cela<\/p> <p>signifie, par exemple, que le m\u00e9decin ou les proches d\u2019un patient ne peuvent pas forcer une<\/p> <p>personne \u00e0 recevoir des soins. D\u2019autre part, le consentement est \u00e9clair\u00e9 lorsque le patient<\/p> <p>conna\u00eet l\u2019information pertinente aux soins qu\u2019il s\u2019appr\u00eate \u00e0 recevoir. Ceci est la cons\u00e9quence de<\/p> <p>l\u2019obligation du m\u00e9decin de renseigner ad\u00e9quatement son patient. Cette obligation est trait\u00e9e<\/p> <p>dans la capsule d\u2019information qui y est d\u00e9di\u00e9e.<\/p> <p>Par cons\u00e9quent, le consentement libre et \u00e9clair\u00e9 implique que le patient est libre \u00e0 tout moment<\/p> <p>d\u2019accepter ou pas les soins propos\u00e9s, et qu\u2019il en conna\u00eet les informations n\u00e9cessaires pour<\/p> <p>pouvoir prendre une d\u00e9cision en toute connaissance de cause. \u00c0 partir du moment o\u00f9 le patient<\/p> <p>est inform\u00e9 ad\u00e9quatement, il peut refuser un traitement m\u00eame si sa vie en d\u00e9pend, et le<\/p> <p>m\u00e9decin a l\u2019obligation de respecter ce choix.<\/p> <p>Il existe une seule situation o\u00f9 le consentement \u00e0 des soins peut \u00eatre fait \u00e0 l\u2019avance, et c\u2019est en<\/p> <p>r\u00e9digeant des directives m\u00e9dicales anticip\u00e9es. Celles-ci permettent \u00e0 une personne de consentir<\/p> <p>\u00e0 l\u2019avance \u00e0 certains soins si elle se retrouve incapable de consentir, notamment en cas<\/p> <p>d\u2019atteinte irr\u00e9versible des fonctions cognitives (ex : coma, maladie d\u2019Alzheimer). Les soins vis\u00e9s<\/p> <p>sont la r\u00e9animation cardio-respiratoire, la ventilation assist\u00e9e, la dialyse, l\u2019alimentation et<\/p> <p>l\u2019hydratation forc\u00e9es, et l\u2019alimentation et l\u2019hydratation artificielles. L\u2019aide m\u00e9dicale \u00e0 mourir ne<\/p> <p>peut pas \u00eatre demand\u00e9e dans les directives m\u00e9dicales anticip\u00e9es.<\/p> <p>2) Les cas o\u00f9 le consentement est requis en mati\u00e8re de soins<\/p> <p>Le consentement verbal est suffisant la plupart du temps pour prodiguer des soins. Cependant,<\/p> <p>il y a des situations o\u00f9 le consentement doit absolument \u00eatre \u00e9crit.<\/p> <p>C\u2019est le cas pour une anesth\u00e9sie, pour des soins non requis par l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9, pour un don<\/p> <p>d\u2019organe ou de tissus entre personnes vivantes, pour prendre des photos ou des vid\u00e9os du<\/p> <p>patient, pour les chirurgies et les examens invasifs, ou encore pour participer \u00e0 une \u00e9tude (art.<\/p> <p>24 CCQ). Le consentement \u00e9crit est aussi n\u00e9cessaire pour l\u2019aide m\u00e9dicale \u00e0 mourir et la s\u00e9dation<\/p> <p>palliative continue, qui \u00e9quivaut \u00e0 endormir \u00e0 l\u2019aide de m\u00e9dicaments une personne dont la<\/p> <p>souffrance est incurable et intol\u00e9rable jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9c\u00e8s.<\/p> <p>Dans tous ces cas, le consentement peut \u00eatre r\u00e9voqu\u00e9 en tout temps, m\u00eame verbalement, pour<\/p> <p>autant que ce soit possible.<\/p> <p>3) Il y a des cas o\u00f9 le consentement n\u2019est pas n\u00e9cessaire<\/p> <p>i. En cas d\u2019urgence (art. 13 CCQ)<\/p> <p>En cas d\u2019urgence, c\u2019est-\u00e0-dire la vie d\u2019une personne est en danger et que son consentement ou<\/p> <p>celui de la personne qui devrait consentir \u00e0 sa place ne peut pas \u00eatre obtenu assez rapidement,<\/p> <p>le consentement n\u2019est pas n\u00e9cessaire pour prodiguer les soins appropri\u00e9s.<\/p> <p>En revanche, il y a des situations o\u00f9 le personnel m\u00e9dical tiendra compte du consentement<\/p> <p>m\u00eame en cas d\u2019urgence, notamment :<\/p> <p>- Si cette personne a \u00e9crit \u00e0 l\u2019avance des directives m\u00e9dicales anticip\u00e9es ou si elle porte<\/p> <p>une carte indiquant clairement qu\u2019elle refuse certains soins, ou<\/p> <p>- Dans les cas \u00e9num\u00e9r\u00e9s \u00e0 l\u2019article 13 du Code civil du Qu\u00e9bec : pour prodiguer des soins<\/p> <p>non-conventionnels, des soins inutiles, ou lorsque les cons\u00e9quences des soins<\/p> <p>pourraient \u00eatre intol\u00e9rables pour la personne. Cela vise \u00e0 \u00e9viter l\u2019acharnement<\/p> <p>th\u00e9rapeutique et pour les t\u00e9moins de J\u00e9hovah, dont les convictions religieuses<\/p> <p>emp\u00eachent de recevoir une transfusion sanguine)<\/p> <p>ii. En cas d\u2019autorisation judiciaire de soins<\/p> <p>Par ailleurs, le consentement n\u2019est pas requis en cas d\u2019autorisation de soins. Il s\u2019agit d\u2019une<\/p> <p>demande que le personnel m\u00e9dical fait au tribunal afin de pouvoir donner un soin particulier \u00e0<\/p> <p>une personne sans son consentement.<\/p> <p>L\u2019autorisation de soins peut \u00eatre demand\u00e9e dans les cas suivants :<\/p> <p>- En cas de refus cat\u00e9gorique d\u2019un majeur inapte pour des soins requis, sauf s\u2019il s\u2019agit de<\/p> <p>soins d\u2019hygi\u00e8ne ou d\u2019une urgence.<\/p> <p>- Si un repr\u00e9sentant l\u00e9gal du patient dont le consentement serait n\u00e9cessaire refuse les<\/p> <p>soins pour une raison farfelue ou s\u2019il est emp\u00each\u00e9.<\/p> <p>- S\u2019il est question d\u2019administrer \u00e0 un patient inapte un traitement non-requis par son \u00e9tat<\/p> <p>de sant\u00e9 et qui pr\u00e9sente un risque important pour sa sant\u00e9<\/p> <p>Nous ne traiterons pas du cas o\u00f9 la personne repr\u00e9sente un danger pour elle-m\u00eame o\u00f9 pour<\/p> <p>autrui, puisqu\u2019il est trait\u00e9 dans une autre capsule.<\/p> <p>4) Les cas o\u00f9 il est requis par une autre personne (le consentement substitu\u00e9)<\/p> <p>i) Si le patient est inapte \u00e0 consentir aux soins<\/p> <p>Si une personne est inapte \u00e0 consentir aux soins, elle aura besoin d\u2019un consentement substitu\u00e9,<\/p> <p>c\u2019est-\u00e0-dire par une autre personne. M\u00eame si une personne est sous r\u00e9gime de protection, cela<\/p> <p>ne veut pas dire qu\u2019elle ne peut pas donner un consentement libre et \u00e9clair\u00e9 \u00e0 des soins<\/p> <p>propos\u00e9s. C\u2019est pourquoi le m\u00e9decin doit lui-m\u00eame constater que la personne en est incapable<\/p> <p>avant de demander un consentement substitu\u00e9. Si la personne est incapable de comprendre<\/p> <p>l\u2019information pertinente \u00e0 ses soins et qu\u2019elle est sous un r\u00e9gime de repr\u00e9sentation, le m\u00e9decin<\/p> <p>demandera le consentement, selon le cas, du mandataire (c\u2019est-\u00e0-dire la personne d\u00e9sign\u00e9e par<\/p> <p>le mandat de protection), du tuteur ou du curateur. Si la personne inapte n\u2019est pas sous un<\/p> <p>r\u00e9gime de repr\u00e9sentation, il demandera le consentement de son conjoint, d\u2019un proche parent,<\/p> <p>ou, \u00e0 d\u00e9faut, de toute personne int\u00e9ress\u00e9 (par exemple, un ami proche).<\/p> <p>La personne qui donne le consentement pour une personne inapte doit s\u2019assurer que les soins<\/p> <p>seront b\u00e9n\u00e9fiques, appropri\u00e9s et ne comportent pas de risques disproportionn\u00e9s par rapport<\/p> <p>aux b\u00e9n\u00e9fices esp\u00e9r\u00e9s. Elle doit aussi s\u2019assurer de respecter autant que possible les volont\u00e9s que<\/p> <p>cette personne a pu manifester.<\/p> <p>En conclusion, le consentement libre et \u00e9clair\u00e9 se d\u00e9cline sous plusieurs aspects et encadre<\/p> <p>rigoureusement les soins qui peuvent ou ne peuvent pas \u00eatre fournis \u00e0 une personne. Bien qu\u2019il<\/p> <p>soit la plupart du temps requis lorsque l\u2019usager est apte \u00e0 l\u2019exprimer, il existe des cas o\u00f9 il n\u2019est<\/p> <p>pas requis. Cette possibilit\u00e9 existe dans le seul but de permettre aux soignants de mieux<\/p> <p>s\u2019adapter \u00e0 chaque situation en priorisant toujours la qualit\u00e9 des soins.<\/p> <p>C\u2019est tout pour cette capsule. Nous esp\u00e9rons qu\u2019elle vous a \u00e9t\u00e9 utile et nous vous souhaitons<\/p> <p>une bonne journ\u00e9e!<\/p> <p>Pour plus de renseignements, visitez :<\/p> <p>https:\/\/www.educaloi.qc.ca\/educaloi-tv\/consentement-aux-soins-la-loi-et-vous<\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/<\/a><\/p> <p>Pour inscrire vos directives m\u00e9dicales anticip\u00e9es \u00e0 la RAMQ :<\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.ramq.gouv.qc.ca\/fr\/citoyens\/assurance-maladie\/volontes\/Pages\/directives-\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.ramq.gouv.qc.ca\/fr\/citoyens\/assurance-maladie\/volontes\/Pages\/directives-<\/a><\/p> <p>medicales-anticipees.aspx<\/p> <p>Bibliographie<\/p> <p>https:\/\/www.cmpa-acpm.ca\/fr\/advice-publications\/handbooks\/consent-a-guide-for-canadian-<\/p> <p>physicians<\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/998\/la-forme-du-consentement\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/998\/la-forme-du-consentement<\/a><\/p> <p>https:\/\/www.educaloi.qc.ca\/educaloi-tv\/consentement-aux-soins-la-loi-et-vous<\/p> <p>Code civil du Qu\u00e9bec, art. 11-24<\/p> <p>Loi sur les services de sant\u00e9 et les services sociaux, RLRQ c S-4.2<\/p>\r\n                            \r\n                        <\/div> <div class=\"ctu-ultimate-style-heading-1 vc-tabs-li-1-id-8\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-8\"> \r\n                             La discrimination\r\n                        <\/div>\r\n                        <div class=\"ctu-ulitate-style-1-tabs \" id=\"ctu-ulitate-style-1-id-8\">\r\n                        <div class=\"ctu-content-span\"><\/div>\r\n                            <p>Cette capsule a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e par un \u00e9tudiant. Elle ne constitue pas un avis juridique.<\/p> <p> <\/p> <p>L\u2019\u00e9galit\u00e9 est une valeur fondamentale de la soci\u00e9t\u00e9 qu\u00e9b\u00e9coise. La protection du droit \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 dans la <i>Charte des droits et libert\u00e9s de la personne<\/i>, mieux connue sous le nom de \u00ab <i>Charte qu\u00e9b\u00e9coise<\/i> \u00bb, en est le meilleur exemple. Avant toute chose, il est important de d\u00e9finir les diff\u00e9rents concepts que sont l\u2019\u00e9galit\u00e9, la discrimination et la non-discrimination.<\/p> <p> <\/p> <p>L\u2019\u00e9galit\u00e9 est le principe selon lequel toutes les personnes ont des droits \u00e9gaux. Le principe d\u2019\u00e9galit\u00e9 va de pair avec le principe de non-discrimination. La discrimination se produit lorsqu\u2019un comportement a pour effet de traiter n\u00e9gativement une personne en raison de ses caract\u00e9ristiques personnelles. La non-discrimination, quant \u00e0 elle, vise \u00e0 interdire ce traitement n\u00e9gatif.<\/p> <p> <\/p> <p>La discrimination est omnipr\u00e9sente dans notre soci\u00e9t\u00e9. C\u2019est encore plus vrai dans le contexte de la sant\u00e9 mentale. En effet, trop souvent, les personnes qui sont aux prises avec des probl\u00e9matiques de sant\u00e9 mentale sont trait\u00e9es diff\u00e9remment en raison de leur condition. C\u2019est pourquoi nous illustrerons les diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments de cette capsule avec des exemples en lien avec la sant\u00e9 mentale.<\/p> <p> <\/p> <p>Bien qu\u2019on y fait mention \u00e0 plusieurs endroits dans la <i>Charte<\/i>, le principe d\u2019\u00e9galit\u00e9 se retrouve principalement \u00e0 l\u2019article 10. L\u2019article 10 permet les recours des personnes victimes de discrimination devant les tribunaux. Pour prouver au tribunal qu\u2019il y a une atteinte \u00e0 l\u2019article 10, il faut d\u00e9montrer 3 \u00e9l\u00e9ments :<\/p> <p>(1) une distinction, exclusion ou pr\u00e9f\u00e9rence<\/p> <p>(2) fond\u00e9e sur l\u2019un des motifs \u00e9num\u00e9r\u00e9s<\/p> <p>(3) qui affecte l\u2019exercice en pleine \u00e9galit\u00e9 de l\u2019un de ses droits ou libert\u00e9s garantis par la Charte.<\/p> <p> <\/p> <p><b>Premier \u00e9l\u00e9ment : <\/b>Le premier \u00e9l\u00e9ment consiste \u00e0 d\u00e9montrer qu\u2019on a subi une diff\u00e9rence de traitement. En d\u2019autres mots, il faut prouver qu\u2019une d\u00e9cision ou un comportement nous touche d\u2019une mani\u00e8re diff\u00e9rente d\u2019une autre personne.<\/p> <p> <\/p> <p>Il peut s\u2019agir d\u2019une norme qui ne s\u2019applique pas de mani\u00e8re uniforme. Par exemple, on peut prouver que, suite \u00e0 de nouvelles mesures prises par notre employeur, notre coll\u00e8gue de travail a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de conditions de travail plus avantageuses que nous. Il peut \u00e9galement s\u2019agir d\u2019une norme qui s\u2019applique de mani\u00e8re uniforme, mais qui devrait s\u2019appliquer de mani\u00e8re diff\u00e9rente entre deux travailleurs. Par exemple, des mesures prises par notre employeur qui offrent des conditions de travaux semblables \u00e0 tous pourront quand m\u00eame \u00eatre discriminatoires si un des travailleurs est handicap\u00e9 et devait b\u00e9n\u00e9ficier de conditions diff\u00e9rentes.<\/p> <p> <\/p> <p><b>Deuxi\u00e8me \u00e9l\u00e9ment : <\/b>Le deuxi\u00e8me \u00e9l\u00e9ment consiste \u00e0 d\u00e9montrer que la diff\u00e9rence de traitement est fond\u00e9e sur l\u2019un des motifs \u00e9num\u00e9r\u00e9s dans la <i>Charte<\/i>. Les principaux motifs \u00e9num\u00e9r\u00e9s sont les suivants :<\/p> <p>- La race<\/p> <p>- La couleur<\/p> <p>- Le sexe<\/p> <p>- L\u2019identit\u00e9 ou l\u2019expression de genre<\/p> <p>- La grossesse<\/p> <p>- L\u2019orientation sexuelle<\/p> <p>- L\u2019\u00e2ge<\/p> <p>- L\u2019\u00e9tat civil<\/p> <p>- La religion<\/p> <p>- Les convictions politiques<\/p> <p>- La langue<\/p> <p>- L\u2019origine ethnique ou nationale<\/p> <p>- La condition sociale<\/p> <p>- Le handicap<\/p> <p> <\/p> <p>Ainsi, une personne pourra prouver qu\u2019elle s\u2019est vu refuser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 un h\u00f4tel en raison de son handicap. Les motifs ont \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9s par les tribunaux et leur application comporte certaines nuances. Ainsi, l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 a \u00e9t\u00e9 reconnu comme constituant un handicap. Les probl\u00e8mes de sant\u00e9 mentale sont reconnus comme un motif de discrimination dans certaines circonstances. De plus, ce n\u2019est pas la sant\u00e9 du point de vue m\u00e9dical qui compte. Par exemple, le propri\u00e9taire de l\u2019h\u00f4tel pourrait refuser l\u2019acc\u00e8s \u00e0 son \u00e9tablissement \u00e0 une personne qu\u2019il pense \u00eatre une personne handicap\u00e9e. M\u00eame si cette personne n\u2019est pas r\u00e9ellement handicap\u00e9e, cela constitue quand m\u00eame de la discrimination.<\/p> <p> <\/p> <p><b>Troisi\u00e8me \u00e9l\u00e9ment : <\/b>Le troisi\u00e8me \u00e9l\u00e9ment consiste \u00e0 d\u00e9montrer que la distinction affecte l\u2019exercice en pleine \u00e9galit\u00e9 d\u2019un droit garanti par la Charte. Pour ce faire, il faut prouver le pr\u00e9judice ou le d\u00e9savantage subi.<\/p> <p> <\/p> <p>Ainsi, une personne qui <u>s\u2019est vu refuser un emploi<\/u> en raison de ses probl\u00e8mes de sant\u00e9 mentale pourra franchir cette \u00e9tape. En effet, la perte d\u2019un emploi ou le refus d\u2019embauche constitue un d\u00e9savantage pour la personne.<\/p> <p> <\/p> <p><b>Moyens de d\u00e9fense<\/b><\/p> <p>Il est possible pour le d\u00e9fendeur de justifier son comportement. Pour ce faire, il doit prouver que la mesure qui cr\u00e9e un d\u00e9savantage est rationnelle, qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e de bonne foi et qu\u2019elle est raisonnablement n\u00e9cessaire \u00e0 la r\u00e9alisation de l\u2019objectif. Reprenons l\u2019exemple du refus d\u2019embauche. S\u2019il est impossible pour une personne ayant un handicap physique d\u2019exercer l\u2019emploi, le refus d\u2019embauche pourra \u00eatre justifi\u00e9. Ce pourra \u00eatre le cas, par exemple, des emplois n\u00e9cessitant des aptitudes physiques.<\/p> <p> <\/p> <p> <\/p> <p><b>Les recours possibles<\/b><\/p> <p> <\/p> <p>Bien que vous pussiez d\u00e9cider d\u2019intenter vous-m\u00eames un recours en discrimination devant les tribunaux, il est \u00e9galement possible de d\u00e9poser une plainte devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Qu\u00e9bec. Les services de la Commission sont sans frais et vous permettent d\u2019obtenir un soutien tout au long du processus.<\/p> <p> <\/p> <p>En premier lieu, la Commission va proc\u00e9der \u00e0 une enqu\u00eate. Durant cette enqu\u00eate, la Commission va essayer de trouver un terrain d\u2019entente entre les deux parties (par exemple, vous et votre employeur). Si les parties refusent l\u2019entente, la Commission peut soumettre la demande au Tribunal des droits de la personne. Le Tribunal peut, quant \u00e0 lui, prendre une d\u00e9cision que les parties devront respecter. Les d\u00e9cisions peuvent aller de la compensation mon\u00e9taire aux ordonnances de cesser un comportement. Ainsi, un employeur pourra \u00eatre contraint d\u2019indemniser son employ\u00e9 pour le pr\u00e9judice subi ou de lui offrir des conditions de travail \u00e9quitables.<\/p> <p> <\/p> <p>Si vous voulez obtenir plus d\u2019informations concernant le processus de plainte devant la Commission des droits de la personne, vous pouvez consulter le site web de la Commission qui d\u00e9taille le processus \u00e0 suivre pour intenter un recours en discrimination :<\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.cdpdj.qc.ca\/fr\/Pages\/default.aspx\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.cdpdj.qc.ca\/fr\/Pages\/default.aspx<\/a><\/p> <p> <\/p> <p>En esp\u00e9rant que cette capsule a pu vous \u00eatre utile!<\/p> <p> <\/p> <p><b>Sources :<\/b><\/p> <p> <\/p> <p>https:\/\/www.educaloi.qc.ca\/capsules\/les-recours-contre-la-discrimination<\/p> <p> <\/p> <p>https:\/\/www.chrc-ccdp.gc.ca\/fra\/contenu\/quest-ce-que-la-discrimination<\/p> <p> <\/p> <p>https:\/\/edoctrine.caij.qc.ca\/wilson-et-lafleur-alter-ego\/chartes-2019\/ae-chartes-2019-loi-2-article-10\/#_Toc10<\/p> <p> <\/p> <p><a href=\"http:\/\/legisquebec.gouv.qc.ca\/fr\/showdoc\/cs\/c-12\" rel=\"nofollow\">http:\/\/legisquebec.gouv.qc.ca\/fr\/showdoc\/cs\/c-12<\/a><\/p> <p> <\/p> <p>https:\/\/www.cairn.info\/revue-informations-sociales-2008-4-page-8.htm<\/p> <p> <\/p> <p> <\/p> <p> <\/p>\r\n                            \r\n                        <\/div> <div class=\"ctu-ultimate-style-heading-1 vc-tabs-li-1-id-9\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-9\"> \r\n                             Droit \u00e0 la participation et \u00e0 l\u2019accompagnement\r\n                        <\/div>\r\n                        <div class=\"ctu-ulitate-style-1-tabs \" id=\"ctu-ulitate-style-1-id-9\">\r\n                        <div class=\"ctu-content-span\"><\/div>\r\n                            <p>Cette capsule a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e par un \u00e9tudiant en droit. Il ne s\u2019agit pas d\u2019un avis juridique.<\/p> <p> <\/p> <p>La prise de d\u00e9cision concernant un soin ne se limite pas au refus et au consentement. La loi permet \u00e9galement \u00e0 l\u2019usager de participer de fa\u00e7on active aux d\u00e9cisions. On parle alors de \u00ab droit \u00e0 la participation \u00bb. De plus, la possibilit\u00e9 pour l\u2019usager d\u2019\u00eatre accompagn\u00e9 est un aspect qu\u2019il ne faut pas n\u00e9gliger. Elle permet de l\u2019\u00e9clairer dans le processus et de lui offrir un support moral. Il est alors question du \u00ab droit \u00e0 l\u2019accompagnement \u00bb.<\/p> <p> <\/p> <p>Ces deux droits (le droit \u00e0 la participation et le droit \u00e0 l\u2019accompagnement) sont interreli\u00e9s. C\u2019est pourquoi nous avons d\u00e9cid\u00e9 de les pr\u00e9senter dans une seule et m\u00eame capsule.<\/p> <p> <\/p> <p>D\u00e9butons tout d\u2019abord par le droit \u00e0 la participation. Le principe est le suivant : \u00ab Tout usager a le droit de participer \u00e0 toute d\u00e9cision affectant son \u00e9tat de sant\u00e9 ou de bien-\u00eatre \u00bb.<\/p> <p> <\/p> <p>Ainsi, la participation de l\u2019usager se r\u00e9alise \u00e0 plusieurs \u00e9tapes du traitement. Chaque fois qu\u2019une d\u00e9cision devra \u00eatre prise et que le consentement de l\u2019usager sera requis, celui-ci pourra revendiquer son droit d\u2019y prendre part de mani\u00e8re active.<\/p> <p> <\/p> <p>La participation de l\u2019usager joue un r\u00f4le tr\u00e8s important lors de l\u2019\u00e9laboration du plan d\u2019intervention. Il est toutefois n\u00e9cessaire de d\u00e9finir ce qu\u2019est un plan d\u2019intervention. Le plan d\u2019intervention est un document \u00e9crit con\u00e7u \u00e0 l\u2019\u00e9tape du consentement. Il contient des informations sur la dur\u00e9e des services, les moyens utilis\u00e9s, les objectifs poursuivis et les besoins de l\u2019usager. Il permet d\u2019offrir des services qui sont conformes \u00e0 la volont\u00e9 de l\u2019usager. L\u2019usager consent ou non au plan et participe \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de son contenu. Les modifications se font \u00e9galement avec son accord. <\/p> <p> <\/p> <p>Les intervenants du syst\u00e8me de sant\u00e9 (m\u00e9decin, infirmier(\u00e8re), etc.) doivent \u00eatre \u00e0 l\u2019\u00e9coute des besoins et des pr\u00e9occupations de l\u2019usager. La participation de l\u2019usager ne doit donc pas \u00eatre per\u00e7ue par les intervenants comme une simple formalit\u00e9. Ainsi, un m\u00e9decin qui refuse d\u2019entendre les commentaires de l\u2019usager ou qui n\u00e9glige de le faire viole son droit \u00e0 la participation. De plus, un m\u00e9decin qui \u00e9labore un plan d\u2019intervention sans consulter l\u2019usager le fait en violation de ses droits.<\/p> <p> <\/p> <p>Le droit \u00e0 l\u2019accompagnement est aussi tr\u00e8s important dans le contexte du consentement aux soins. On le d\u00e9finit comme le droit pour l\u2019usager d\u2019\u00eatre accompagn\u00e9 par la personne de son choix. L\u2019expression \u00ab personne de son choix \u00bb peut englober plusieurs personnes. L\u2019accompagnateur peut \u00eatre un membre de la famille, un ami ou un proche de l\u2019usager. Il peut aussi s\u2019agir d\u2019un organisme. Par exemple, l\u2019A-DROIT, qui est un organisme vou\u00e9 \u00e0 la d\u00e9fense des droits en sant\u00e9 mentale, peut jouer ce r\u00f4le d\u2019accompagnateur.<\/p> <p> <\/p> <p>Il est important de retenir que l\u2019accompagnateur <u>doit <\/u>\u00eatre choisi par l\u2019usager. Celui-ci ne peut donc se faire imposer un accompagnateur sans son consentement. De plus, l\u2019accompagnateur n\u2019est pas autoris\u00e9 \u00e0 prendre des d\u00e9cisions \u00e0 la place de l\u2019usager. Son r\u00f4le se limite \u00e0 conseiller et \u00e0 supporter l\u2019usager dans certaines situations.<\/p> <p> <\/p> <p>D\u2019ailleurs, le droit \u00e0 l\u2019accompagnement peut \u00eatre utile dans deux types de situations.<\/p> <p> <\/p> <p>1) La premi\u00e8re situation est celle o\u00f9 l\u2019usager veut obtenir de l\u2019information. Par exemple, un usager pourrait obtenir les services de l\u2019A-DROIT pour obtenir une information sur la garde en \u00e9tablissement. Il n\u2019est pas n\u00e9cessaire que l\u2019usager soit impliqu\u00e9 directement dans une demande de garde en \u00e9tablissement. Il peut simplement vouloir obtenir cette information de mani\u00e8re pr\u00e9ventive, afin d\u2019\u00eatre mieux outill\u00e9 si une telle situation se produisait dans le futur.<\/p> <p> <\/p> <p>2) La seconde situation est celle o\u00f9 l\u2019usager sollicite l\u2019aide d\u2019un organisme ou d\u2019un proche aidant dans le cadre d\u2019une d\u00e9marche pr\u00e9cise. Prenons l\u2019exemple d\u2019un usager qui d\u00e9sire porter plainte contre un m\u00e9decin qui a manqu\u00e9 \u00e0 son devoir d\u2019information. Le m\u00e9decin a d\u00e9cid\u00e9 de camoufler une partie des risques associ\u00e9s \u00e0 un traitement que devait subir l\u2019usager. L\u2019usager pourrait alors demander \u00e0 un organisme comme l\u2019A-DROIT de l\u2019informer dans un premier temps de la proc\u00e9dure de plainte. L\u2019organisme pourra \u00e9galement aider l\u2019usager dans la r\u00e9daction de la plainte et l\u2019assister dans ses d\u00e9marches au besoin.<\/p> <p> <\/p> <p>Cependant, il ne faut pas perdre de vue que l\u2019organisme ou le proche demeure un accompagnateur. Il ne peut en aucun cas prendre des d\u00e9cisions \u00e0 la place de l\u2019usager. De plus, l\u2019organisme ne peut donner de conseil juridique concernant la proc\u00e9dure \u00e0 suivre devant les tribunaux. Il pourra cependant guider l\u2019usager vers des professionnels (avocats, notaires).<\/p> <p> <\/p> <p>La pr\u00e9sence d\u2019un proche ou d\u2019un membre d\u2019un organisme lorsqu\u2019un soin est rendu peut aussi faire partie du droit \u00e0 l\u2019accompagnement. Cependant, le m\u00e9decin qui effectue le traitement, le soin ou le service peut d\u00e9cider de refuser la pr\u00e9sence de l\u2019accompagnateur. Il faut donc bien distinguer les deux \u00e9tapes :<\/p> <p>1) L\u2019\u00e9tape du consentement au soin, o\u00f9 le m\u00e9decin <u>ne peut<\/u> refuser l\u2019accompagnement<\/p> <p>2) L\u2019\u00e9tape du traitement, o\u00f9 le m\u00e9decin <u>peut<\/u> refuser l\u2019accompagnement.<\/p> <p> <\/p> <p>L\u2019A-DROIT est un organisme sp\u00e9cialis\u00e9 dans la d\u00e9fense des droits en sant\u00e9 mentale dans la r\u00e9gion de Chaudi\u00e8re-Appalaches qui offre un service d\u2019accompagnement aux usagers du syst\u00e8me de sant\u00e9. Vous pouvez aller consulter le site internet ladroit.org. Par ailleurs, des organismes ayant une mission similaire sont pr\u00e9sents dans d\u2019autres r\u00e9gions du Qu\u00e9bec. \u00c0 ce sujet, vous pouvez consulter le site du gouvernement du Qu\u00e9bec : <u>https:\/\/www.quebec.ca\/justice-et-etat-civil\/droits-et-recours-des-personnes-mises-sous-garde\/organismes-communautaires-de-defense-des-droits-en-sante-mentale\/<\/u><\/p> <p>Finalement, il existe d\u2019autres organismes de d\u00e9fense des droits qui jouent le m\u00eame r\u00f4le, mais pas uniquement dans le domaine de la sant\u00e9 mentale (par exemple l\u2019Association des sourds du Canada). Vous en trouverez une liste sur le site suivant <u><a href=\"http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/liens-utiles\/groupes-de-defense-de-droits\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/liens-utiles\/groupes-de-defense-de-droits<\/a><\/u><\/p> <p> <\/p> <p>En esp\u00e9rant que cette capsule a pu vous \u00eatre utile!<\/p> <p> <\/p> <p><b>Sources :<\/b><\/p> <p> <\/p> <p>Loi sur les services de sant\u00e9 et les services sociaux, art. 3 al. 4, 10 (droit \u00e0 la participation) et 11 (droit \u00e0 l\u2019accompagnement).<\/p> <p> <\/p> <p>Vers un nouveau corpus des obligations des usagers d'un \u00e9tablissement de sant\u00e9 et de services sociaux, Sonia AMZIANE, Pascale BERARDINO et Suzanne ROMPR\u00c9 EYB2011DEV1737<\/p> <p> <\/p> <p>https:\/\/publications.msss.gouv.qc.ca\/msss\/fichiers\/2009\/09-914-05F.pdf<\/p> <p> <\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/976\/le-droit-a-l-aide-et-a-l-accompagnement?termes=\u00eatre+accompagn\u00e9\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/976\/le-droit-a-l-aide-et-a-l-accompagnement?termes=\u00eatre+accompagn\u00e9<\/a><\/p> <p> <\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/975\/le-droit-a-la-participation\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.vosdroitsensante.com\/975\/le-droit-a-la-participation<\/a><\/p> <p> <\/p> <p>https:\/\/www.schizophrenie.qc.ca\/droit-de-recevoir-des-services<\/p> <p> <\/p> <p> <\/p>\r\n                            \r\n                        <\/div> <div class=\"ctu-ultimate-style-heading-1 vc-tabs-li-1-id-10\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-10\"> \r\n                             Le droit \u00e0 l'information\r\n                        <\/div>\r\n                        <div class=\"ctu-ulitate-style-1-tabs \" id=\"ctu-ulitate-style-1-id-10\">\r\n                        <div class=\"ctu-content-span\"><\/div>\r\n                            <p>Cette capsule a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e par un \u00e9tudiant. Elle ne constitue pas un avis juridique<\/p> <p> <\/p> <p>Quelles informations doivent \u00eatre donn\u00e9es aux personnes utilisatrices de services par le m\u00e9decin? Comment ces informations doivent-elles \u00eatre transmises? Dans quels cas le m\u00e9decin peut-il cacher certaines informations aux usagers? Nous tenterons de r\u00e9pondre \u00e0 ces questions au cours de cette capsule qui porte sur le droit \u00e0 l\u2019information.<\/p> <p> <\/p> <p>Le droit \u00e0 l\u2019information est li\u00e9 au consentement \u00e9clair\u00e9, qui est abord\u00e9 dans une autre capsule. En bref, lorsqu\u2019un soin ou un traitement est propos\u00e9 \u00e0 un usager, celui-ci doit \u00eatre capable de prendre une d\u00e9cision \u00e9clair\u00e9e et de l\u2019exprimer au m\u00e9decin en <u>toute connaissance de cause<\/u>. L\u2019expression \u00ab en toute connaissance de cause \u00bb signifie que l\u2019usager doit recevoir toute l\u2019information n\u00e9cessaire avant de prendre sa d\u00e9cision. Ainsi, un usager qui aurait re\u00e7u une information partielle ou incompl\u00e8te ne serait pas en mesure de fournir un consentement \u00e9clair\u00e9.<\/p> <p> <\/p> <p>C\u2019est au m\u00e9decin que revient le devoir de fournir l\u2019information \u00e0 l\u2019usager. Avant toute chose, le m\u00e9decin doit s\u2019assurer d\u2019utiliser un langage clair et accessible \u00e0 l\u2019usager. Pour ce faire, il doit tenir compte de la condition particuli\u00e8re de chaque usager, notamment sa capacit\u00e9 \u00e0 comprendre les concepts m\u00e9dicaux. Par exemple, l\u2019information doit \u00eatre communiqu\u00e9e diff\u00e9remment \u00e0 une personne ayant une d\u00e9ficience intellectuelle, par rapport \u00e0 une personne ayant un bon niveau de connaissance dans le domaine m\u00e9dical.<\/p> <p> <\/p> <p>Pour \u00eatre compl\u00e8te, l\u2019information donn\u00e9e par le m\u00e9decin doit absolument contenir certains points. Regardons-les un par un.<\/p> <p> <\/p> <p>1. Premi\u00e8rement, le m\u00e9decin doit \u00e9tablir un diagnostic, c\u2019est-\u00e0-dire identifier la pathologie. Par exemple, si la personne s\u2019est fait donner un diagnostic de schizophr\u00e9nie, le m\u00e9decin pourra expliquer les causes possibles de la maladie, les phases qui la caract\u00e9risent et les diff\u00e9rents sympt\u00f4mes possibles.<\/p> <p> <\/p> <p>2. Deuxi\u00e8mement, le m\u00e9decin doit expliquer le traitement envisag\u00e9 et en sp\u00e9cifier les objectifs et les effets escompt\u00e9s. Par exemple, avant de prescrire un m\u00e9dicament \u00e0 un usager, le m\u00e9decin pourra identifier sa nature (antipsychotique, antid\u00e9presseur) et les b\u00e9n\u00e9fices recherch\u00e9s (diminution du stress). Il est \u00e9galement important d\u2019expliquer les modalit\u00e9s de prise du m\u00e9dicament par exemple, le fait de le prendre par voie orale, le matin ou \u00e0 l\u2019heure du repas.<\/p> <p> <\/p> <p>3. Troisi\u00e8mement, le m\u00e9decin doit exposer les chances de r\u00e9ussite ou d\u2019\u00e9chec du traitement et les risques encourus. Si l\u2019on garde l\u2019exemple du m\u00e9dicament \u00e0 l\u2019esprit, le m\u00e9decin pourra \u00e9num\u00e9rer les effets secondaires possibles, de m\u00eame que leur pr\u00e9valence. Par exemple, il pourrait \u00eatre utile de pr\u00e9ciser qu\u2019un m\u00e9dicament cause de la somnolence et que cet effet secondaire est rapport\u00e9 par 50% des usagers. Le \u00ab taux de succ\u00e8s \u00bb du m\u00e9dicament constitue \u00e9galement une information importante.<\/p> <p> <\/p> <p>4. Quatri\u00e8mement, le m\u00e9decin doit pr\u00e9senter des alternatives au traitement. Il peut par exemple proposer des th\u00e9rapies aupr\u00e8s d\u2019un psychologue. Cette alternative peut permettre de compl\u00e9ter la prise de m\u00e9dication ou de la suppl\u00e9er selon la situation et la volont\u00e9 de l\u2019usager.<\/p> <p> <\/p> <p>5. Cinqui\u00e8mement et derni\u00e8rement, le m\u00e9decin doit exposer les cons\u00e9quences du refus de l\u2019usager de recevoir le traitement. On peut penser aux risques de rechute en cas d\u2019arr\u00eat de la prise de m\u00e9dicament.<\/p> <p> <\/p> <p>Le devoir du m\u00e9decin comporte cependant des exceptions. Il peut, dans certains cas, d\u00e9cider de cacher des informations \u00e0 l\u2019usager. C\u2019est ce qu\u2019on appelle \u00ab le privil\u00e8ge th\u00e9rapeutique \u00bb. Voici quelques exemples :<\/p> <p> <\/p> <p>1. Le m\u00e9decin doit informer l\u2019usager des risques probables et non de tous les risques possibles. Lorsqu\u2019un risque est <u>probable<\/u>, les chances qu\u2019il se produise sont \u00e9lev\u00e9es (par exemple : un effet secondaire qui est v\u00e9cu par 90% des usagers prenant un m\u00e9dicament). Lorsque le risque est <u>possible<\/u>, les chances qu\u2019il se produise ne sont pas n\u00e9cessairement \u00e9lev\u00e9es. Le m\u00e9decin doit juger au cas par cas. Il peut d\u00e9cider de ne pas divulguer un effet secondaire qui a peu de chance de se produire.<\/p> <p> <\/p> <p>2. Cependant, le m\u00e9decin doit informer l\u2019usager des risques de cons\u00e9quences graves. Par exemple, si la prise d\u2019un m\u00e9dicament peut mettre en p\u00e9ril la sant\u00e9 de l\u2019usager, le m\u00e9decin se doit de le tenir au courant. Dans ce cas, il doit le faire m\u00eame si les risques sont tr\u00e8s faibles.<\/p> <p> <\/p> <p>3. Dans le cas de soins facultatifs, par exemple des m\u00e9dicaments utilis\u00e9s dans le cadre d\u2019une recherche, le devoir d\u2019information du m\u00e9decin sera plus important, \u00e9tant donn\u00e9 que les risques sont moins connus et moins bien document\u00e9s. Selon la situation, le m\u00e9decin pourra \u00eatre contraint d\u2019exposer tous les risques encourus, m\u00eame ceux qui sont peu fr\u00e9quents et peu dangereux.<\/p> <p> <\/p> <p>4. C\u2019est la situation inverse qui se produit dans le cas d\u2019une urgence. Ainsi, l\u2019information fournie peut \u00eatre moins d\u00e9taill\u00e9e si la situation exige que le traitement soit administr\u00e9 dans un laps de temps tr\u00e8s court.<\/p> <p> <\/p> <p>Bref, le devoir d\u2019information du m\u00e9decin d\u00e9pend des circonstances et peut diff\u00e9rer d\u2019un usager \u00e0 l\u2019autre. Cependant, le m\u00e9decin se doit d\u2019agir de mani\u00e8re raisonnable et prudente en tout temps. Les r\u00e8gles expos\u00e9es dans cette capsule, sans \u00eatre absolues, permettent de donner un aper\u00e7u de l\u2019\u00e9tendue du droit \u00e0 l\u2019information de l\u2019usager et du devoir qui revient au m\u00e9decin en raison de ce droit.<\/p> <p> <\/p> <p> <\/p> <p>Si vous voulez en savoir davantage sur le droit \u00e0 l\u2019information du patient, vous pouvez consulter la capsule portant sur l\u2019obligation d\u2019information du m\u00e9decin sur le site \u00e9ducaloi.qc.ca. Vous pouvez \u00e9galement aller jeter un coup d\u2019\u0153il sur le site vosdroitsensante.com.<\/p> <p> <\/p> <p>Merci, et en esp\u00e9rant que cette capsule a pu vous \u00eatre utile!<\/p> <p> <\/p> <p> <\/p> <p>Sources :<\/p> <p> <\/p> <p>\u00b7 <u>www.schizophrenie.qc.ca<\/u><\/p> <p> <\/p> <p>\u00b7 \u00c9dith DELEURY et Dominique GOUBAU, <i>Le droit des personnes physiques<\/i>, 5e \u00e9d., Cowansville, \u00c9ditions Yvon Blais, 2014, nos 110-113.<\/p> <p> <\/p> <p>\u00b7 Pierre DESCHAMPS, \u00ab Int\u00e9grit\u00e9 de la personne \u00bb, dans JurisClasseur Que\u0301bec, coll. \u00ab Droit civil \u00bb, <i>Personnes et famille<\/i>, fasc. 2, \u00e0 jour au 1er ao\u00fbt 2017, no 28.<\/p> <p> <\/p> <p> <\/p> <p> <\/p> <p> <\/p>\r\n                            \r\n                        <\/div> <div class=\"ctu-ultimate-style-heading-1 vc-tabs-li-1-id-11\" ref=\"#ctu-ulitate-style-1-id-11\"> \r\n                             \u00c9volution des droits en sant\u00e9 mentale\r\n                        <\/div>\r\n                        <div class=\"ctu-ulitate-style-1-tabs \" id=\"ctu-ulitate-style-1-id-11\">\r\n                        <div class=\"ctu-content-span\"><\/div>\r\n                            <p>Cette capsule a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9e par un \u00e9tudiant en droit. Il ne s\u2019agit pas d\u2019un avis juridique.<\/p> <p> <\/p> <p>La sant\u00e9 mentale est un sujet dont on entend de plus en plus parler au sein de l\u2019espace public. Il suffit de penser aux diff\u00e9rentes campagnes de sensibilisation men\u00e9es dans les derni\u00e8res ann\u00e9es pour se rendre compte de l\u2019importance qu\u2019accorde la population \u00e0 cet enjeu. Pourtant, bien que les probl\u00e8mes de sant\u00e9 mentale aient toujours exist\u00e9, ils ont souvent \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9s, voire ignor\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9 qu\u00e9b\u00e9coise. En effet, la reconnaissance des droits en sant\u00e9 mentale est le fruit d\u2019un long processus, qui est encore loin d\u2019\u00eatre achev\u00e9.<\/p> <p> <\/p> <p>Cette capsule vise dans un premier temps \u00e0 analyser l\u2019\u00e9volution de la sant\u00e9 mentale du point de vue des institutions (fonctionnement des h\u00f4pitaux, acc\u00e8s aux services sociaux, etc.) et dans un deuxi\u00e8me temps, \u00e0 comprendre l\u2019exercice de certains droits li\u00e9s \u00e0 la sant\u00e9 mentale dans une perspective historique. Pour faciliter la compr\u00e9hension, la pr\u00e9sentation est faite en ordre chronologique des \u00e9v\u00e8nements les plus anciens aux plus r\u00e9cents.<\/p> <p> <\/p> <p>Le changement dans le fonctionnement des \u00e9tablissements de sant\u00e9 au Qu\u00e9bec en dit beaucoup sur l\u2019\u00e9volution de la conception de la sant\u00e9 mentale.<\/p> <p> <\/p> <p>\u00c0 titre d\u2019exemple, au 19e si\u00e8cle, les usagers \u00e9taient souvent plac\u00e9s dans des asiles g\u00e9r\u00e9s par des communaut\u00e9s religieuses. Ce n\u2019est qu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 1900 que les premiers usagers sont h\u00e9berg\u00e9s dans des h\u00f4pitaux. \u00c0 cette \u00e9poque, ils \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme incapables de prendre des d\u00e9cisions libres et \u00e9clair\u00e9es. Le psychiatre ne prenait pas en compte leur avis pour d\u00e9terminer les soins appropri\u00e9s.<\/p> <p> <\/p> <p>C\u2019est \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque que d\u00e9butent des traitements visant \u00e0 soigner certains troubles, comme l\u2019alcoolisme ou la toxicomanie. Cependant, il faut attendre les ann\u00e9es 50 pour voir l\u2019apparition de d\u00e9partements de psychiatrie dans les h\u00f4pitaux.<\/p> <p> <\/p> <p>Le rapport de la <i>Commission Be\u0301dard<\/i>, dans les ann\u00e9es 60, met en relief le manque de consid\u00e9ration pour le syst\u00e8me de sant\u00e9 mentale par rapport aux syst\u00e8mes de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9raux. L\u2019application des recommandations de ce rapport permet l\u2019\u00e9laboration de nombreux programmes visant \u00e0 r\u00e9former le cadre institutionnel de la sant\u00e9 mentale au Qu\u00e9bec.<\/p> <p> <\/p> <p>Au m\u00eame moment, on enclenche un processus de d\u00e9sinstitutionnalisation. Ce processus vise \u00e0 promouvoir la r\u00e9insertion sociale plut\u00f4t que l\u2019hospitalisation. Ainsi, les personnes autrefois h\u00e9berg\u00e9es dans un institut psychiatrique retournent progressivement dans leur communaut\u00e9. Les organismes communautaires voient leur r\u00f4le accru. Ils offrent une alternative aux h\u00f4pitaux traditionnels en offrant un service plus accessible et plus personnalis\u00e9 aux usagers.<\/p> <p> <\/p> <p>Par ailleurs, si l\u2019on se penche sur les droits individuels des usagers \u00e0 cette \u00e9poque, soit dans les ann\u00e9es 60, on peut constater un changement dans la l\u00e9gislation concernant le consentement aux soins. Alors que depuis les ann\u00e9es 1945, sous le r\u00e9gime de la <i>Loi sur la Curatelle publique<\/i>, une personne sous r\u00e9gime de protection ne pouvait consentir aux soins, le droit de consentir dans les ann\u00e9es 60 d\u00e9pend de la capacit\u00e9 du patient d\u2019administrer ses biens.<\/p> <p> <\/p> <p>Des changements importants ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 observables sur le plan des mentalit\u00e9s. Ainsi, dans les ann\u00e9es 70-80, la notion de \u00ab maladie mentale \u00bb est remplac\u00e9e petit \u00e0 petit par la notion de \u00ab sant\u00e9 mentale \u00bb. Par le fait m\u00eame, on priorise des soins adapt\u00e9s \u00e0 la situation de l\u2019individu plut\u00f4t que des traitements et des mesures drastiques.<\/p> <p> <\/p> <p>La loi sur <i>Loi sur la protection du malade mental<\/i>, adopt\u00e9e dans les ann\u00e9es 70, engendre des changements significatifs. On passe alors d\u2019un r\u00e9gime d\u2019exclusion \u00e0 un r\u00e9gime de protection. Cette loi permet entre autres un meilleur encadrement lorsqu\u2019une personne est intern\u00e9e contre son gr\u00e9. Cependant, en raison de nombreuses lacunes, elle laisse encore place \u00e0 des d\u00e9cisions arbitraires de garde en \u00e9tablissement.<\/p> <p> <\/p> <p>Les r\u00e9formes entreprises dans les ann\u00e9es 90 et 2000 favorisent un syst\u00e8me int\u00e9gr\u00e9 impliquant plusieurs acteurs (organismes communautaires, professionnels de la sant\u00e9, travailleurs sociaux, etc.) Les droits individuels sont par ailleurs mieux prot\u00e9g\u00e9s. On fait du droit au consentement aux soins un droit autonome. Ainsi, le refus de l\u2019usager doit \u00eatre analys\u00e9 selon le contexte, ind\u00e9pendamment des crit\u00e8res sur lesquels on se fondait auparavant (capacit\u00e9 d\u2019administrer les biens, r\u00e9gime de protection, etc.).<\/p> <p> <\/p> <p>Par ailleurs, sous l\u2019impulsion du nouveau <i>Code civil du Qu\u00e9bec<\/i>, entr\u00e9 en vigueur en 1994 et de la<i> Loi sur la protection des personnes dont l\u2019\u00e9tat mental pr\u00e9sente un danger pour elles-m\u00eames ou pour autrui <\/i>(la Loi P-38), entr\u00e9e en vigueur en 1998, le r\u00e9gime relatif \u00e0 la garde en \u00e9tablissement est revu en profondeur. On offre ainsi des garanties plus importantes pour prot\u00e9ger l\u2019inviolabilit\u00e9 de la personne.<\/p> <p><blockquote> <\/blockquote><\/p> <p>Ce rapide survol historique nous permet de constater \u00e0 quel point la perception de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la sant\u00e9 mentale a modul\u00e9 l\u2019\u00e9volution du droit dans ce domaine. Pourtant, le syst\u00e8me actuel n\u2019est toujours pas parfait. Bien que des r\u00e9formes aient \u00e9t\u00e9 mises en place dans les derni\u00e8res ann\u00e9es, les usagers, qui sont pourtant directement touch\u00e9s par la probl\u00e9matique, sont relativement peu consult\u00e9s.<\/p> <p> <\/p> <p>De plus, les pr\u00e9jug\u00e9s tenaces auxquels des personnes font encore face \u00e0 cause de leur probl\u00e9matique de sant\u00e9 mentale cr\u00e9ent une r\u00e9ticence \u00e0 l\u2019endroit des soins et services offerts. La protection des droits en sant\u00e9 mentale n\u2019est pas un dossier r\u00e9gl\u00e9. Il faut demeurer \u00e0 l\u2019\u00e9coute des besoins des individus touch\u00e9s et \u00eatre pr\u00eat \u00e0 r\u00e9agir en temps opportun.<\/p> <p> <\/p> <p>Pour en savoir plus sur l\u2019\u00e9volution des droits en sant\u00e9 mentale, je vous recommande de lire le Guide pratique sur les droits en sant\u00e9 mentale produit par le gouvernement du Qu\u00e9bec : <u>https:\/\/publications.msss.gouv.qc.ca\/msss\/fichiers\/2009\/09-914-05F.pdf<\/u><\/p> <p> <\/p> <p>En esp\u00e9rant que cette capsule a pu vous \u00eatre utile!<\/p> <p> <\/p> <p>Sources :<\/p> <p> <\/p> <p>https:\/\/publications.msss.gouv.qc.ca\/msss\/fichiers\/1997\/97_155a1.pdf<\/p> <p> <\/p> <p>https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/237756529_Historique_et_enjeux_du_systeme_de_sante_mentale_quebecois<\/p> <p> <\/p> <p>https:\/\/publications.msss.gouv.qc.ca\/msss\/fichiers\/2009\/09-914-05F.pdf<\/p> <p> <\/p> <p>https:\/\/www.erudit.org\/fr\/revues\/smq\/1999-v24-n1-smq1223\/031590ar.pdf<\/p> <p> <\/p> <p>https:\/\/droitsetrecours.org\/wp-content\/uploads\/garde-etablissement.pdf<\/p> <p> <\/p> <p><a href=\"http:\/\/www.agidd.org\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Grands_enjeux_pens\u00e9e_critique.pdf\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.agidd.org\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/Grands_enjeux_pens\u00e9e_critique.pdf<\/a><\/p> <p> <\/p> <p> <\/p> <p> <\/p>\r\n                            \r\n                        <\/div><\/div><\/div>   <\/div>\r\n              <\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ladroit.org\/podcast\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/311"}],"collection":[{"href":"https:\/\/ladroit.org\/podcast\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/ladroit.org\/podcast\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ladroit.org\/podcast\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ladroit.org\/podcast\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=311"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/ladroit.org\/podcast\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/311\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":312,"href":"https:\/\/ladroit.org\/podcast\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/311\/revisions\/312"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ladroit.org\/podcast\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=311"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}